Dimanche 31 mai 2009

                            L'EGLISE DE SOUILLY ABATTUE 01/02/1929

                                                                                              Photo François Gagnepain              

             LE CHATEAU DE GROS BOIS A BOIS FLEURI COMMUNE DE CLAYE-SOUILLY

                               DETRUIT AVANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE.

      CHATEAU DES TOURELLES: L'ORANGERIE DEMONTEE ET VENDUE FIN 1959.

                                        CHATEAU DE CLAYE DEMOLI EN NOVEMBRE 1970.

                                   CHATEAU DE SOUILLY DEMOLI VERS 1970.

                                     

                                                                          Photo Daniel Bourry

                                       LAVOIR DE SOUILLY DISPARU VERS 1970.

                                         

                                                                                          LAVOIR DE CLAYE DEMONTE ET VENDU EN 1971.

                              PROPRIETE DE Maître BERTRAND, Notaire,

CONSTRUITE SUR LE MODELE DES BAINS DOUCHES DE PARIS, DETRUITE VERS 1995.

 

Sources : La Marne 6/11/1970

Conseil Municipal des 19/9/1959 et  6/5/1971.

 

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Patrimoine de Claye-Souilly
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Jeudi 30 avril 2009

                      

PATRIMOINE DE CLAYE-SOUILLY : LA CHAPELLE BENARD-DUVAL.

 Elle est située dans la partie gauche du cimetière de Claye-Souilly.

 

Construite vers 1872 en pierres avec une porte en fer forgé, cette chapelle est l’œuvre d’un artisan local Eustate Patron.

 

 Dans cette tombe ont été inhumés :

 

-         Jean Baptiste Etienne Bénard, décédé le 26/9/1872,  maire de Claye-Souilly de 1866 à 1869, qui avait fait don d’un vitrail à l’Eglise St Etienne et avait fait construire la maison avec la véranda qui surplombe le canal de l’Ourcq.

-         Etienne Philéas Bénard, son fils, décédé le 11/3/1895, qui avait fait construire 

     «  le château des Tourelles ».

-         Louise Agathe Carpentier décédée le 16/12/1898, épouse d’Etienne Philéas.

-         Louise Emma Bénard , décédée le 2/6/1885, fille d’Etienne Philéas Bénard et d’Agathe Carpentier, épouse d’Hyppolite Duval, chevalier de la légion d’honneur.

 

 Sources :

 AD 77 : recensements.

 CGB : BMS Claye-Souilly.

 AN : L 088 3039.

 

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Patrimoine de Claye-Souilly
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Lundi 2 mars 2009

       

HISTOIRE CLAYE-SOUILLY : LE PARC BUFFON

Le jardin dit « anglais » avec la pièce d’eau décrit en 1883, semblerait avoir été tracé entre 1841 et 1843, à la demande du propriétaire Jules Botot,  lors du forage du puits artésien de 39 m, avec débit de 500 litres d’eau au sol.



 En effet jusque vers 1970 c’était ce puits artésien, situé sous le rocher près de l’entrée de l’école Pierre et Marie Curie, qui alimentait l’étang.

 L’eau issue du puits artésien de Claye-Souilly avait un goût particulier, on la disait « ferrugineuse », mais était bien appréciée d’un certain nombre d’habitants de la commune qui venait la puiser pour leur besoin quotidien.


 En 1883 l’histoire dit que le parc de Claye-Souilly était planté d’essences diverses telles que : Acacias,  Marronniers,  Tilleuls,  Sycomores,  Vernis du Japon,  Sapins et  Peupliers d’Italie.


La Marne 18/4/1963

DANS LE PARC DE LA MAIRIE ON PROCEDE AU NETTOYAGE DU BASSIN.

 Lundi, les services de la ville ont entrepris une tâche quelque peu boueuse, mais salutaire : le nettoyage de la pièce d’eau, qui dans le parc de la mairie, fait la joie des petits… et des grands.

 Les vannes d’écoulement ont été ouvertes, après qu’on eût soin de mettre un fin grillage pour la récupération des poissons, et l’eau s’est écoulée dans la Beuvronne. Mais ô surprise, des quelques  300 poissons qui frétillaient aux beaux jours l’an passé, et qui fournissaient la « matière première » à nos jeunes pêcheurs du 14 juillet, 7 seulement ont été retrouvés…

 Les disparus auraient fournis aux rats musqués un aliment de choix, durant l’hiver particulièrement pénible que nous avons subi. Voilà qui est bien agréable !

 Sources :

 BDGB : Sté Agriculture, Sciences et Arts de Meaux 1843-1844.

 AD 77 : 4 op 118/5

 Archives mairie de Lagny s/Marne : La Marne 18/4/1963.




















Par mireille - Publié dans : Patrimoine de Claye-Souilly
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Jeudi 15 janvier 2009

                                

                                     Orgue en cours de construction 09.2006 

                                                Photo Eladio Lopez             

                                                                                                          

          RECONSTRUCTION DE L’ORGUE DE L’EGLISE

                 ST ETIENNE DE CLAYE-SOUILLY

 

 

 

 

Cette année 2007 a vu l’aboutissement d’une aventure  qui commence  vers 1990 quand Jean-Jacques DONZE découvre, cloué contre le mur de la tribune du fond de la nef, des restes très anciens d’une boiserie d’orgue.

 Il prend contact avec Pierre DUMOULIN chargé de mission pour les orgues à l’ARIAM Ile de France (1) et après quelques mois de fréquents échanges Pierre DUMOULIN s’associe progressivement aux vues de Jean-Jacques DONZE : reconstruire complètement l’orgue de l’église.

 L’A.C.O.R.  « Association Clayoise pour l’Orgue Reconstruit » est créée le 5.4.1996.

 Il faudra beaucoup de ténacité à Jean-Jacques DONZE constamment soutenu par les membres de l’association A.C.O.R. (2) pour faire aboutir ce projet.

 L’accord de la municipalité de Claye-Souilly, puis l’avis favorable du ministère de la culture en 1999, le choix en 2003 du facteur d’orgue seine et marnais : Yves FOSSAERT de Mondreville et le financement :

 

 

 

-         L’Association Clayoise pour l’Orgue Reconstruit 16.76 %

 

 

-         La Commune de Claye-Souilly                                  33.24 %

 

 

-         Le Conseil Général de Seine et Marne                    25  %

 

 

-         La Région Ile de France                                            25  %.

 

 

 Et l’aboutissement de toutes ces années d’effort  le 7.9.2007 par la bénédiction de l’orgue  par Monseigneur Albert Marie de MONLEON, Evêque de Meaux, suivi d’un concert inaugural  par Olivier LATRY, organiste titulaire des grandes orgues de la cathédrale Notre Dame de Paris.

 Elément de notre patrimoine, pas seulement, élément de culture également, une classe d’orgue à l’école de musique vient de voir le jour.

 Cette association servira d’exemple nous en sommes sûrs pour la préservation ou la reconstitution d’autres éléments de notre patrimoine.

 Merci à Jean-Jacques DONZE et aux membres de l’A.C.O.R. (2)

 (1)     ARIAM Ile de France : Association Régionale d’Informations et d’Actions Musicales      9 rue La Bruyère 75009 Paris.

 (2)     A.C.O.R.   Association Clayoise pour l’Orgue Reconstruit.

 

 

 Source : Brochure Septembre 2007 A.C.O.R.

 

                           Atelier du facteur d'orgue Yves Fossaert à Mondreville 77

                                                                                     Photo Eladio Lopez

           

              Pour plus amples renseignements, consultez le blog de

                                   l’association ACOR :

 

                       http://orgue-claye-souilly.over-blog.com/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Patrimoine de Claye-Souilly
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Vendredi 15 août 2008

Réédition de l'article paru le 22.10.2007

                        Site du lavoir de Voisins après sa destruction

  Maurice avait prévu d’écrire depuis de longs mois un texte sur le lavoir de Voisins, mais des problèmes de santé ne lui ont pas permis de le faire plutôt, et la semaine dernière, le lavoir communal de Voisins, laissé à l’abandon depuis de nombreuses années, a été détruit. Maurice a demandé de publier malgré tout son article.

  Beaucoup de communes décident de rénover leur lavoir comme Thieux, St Soupplets. Des projets sont en cours à Coulommes et à Boutigny.

 
La commune de Claye-Souilly a fait  le choix de la destruction et c’est bien  dommage.

            

                                                     Le lavoir de Voisins 04/2005

 

Témoignage de Maurice Blouzat

LE LAVOIR DE VOISINS

J’ai connu ce lavoir dès mon plus jeune âge, ma grand-mère m’emmenait avec elle, assis sur la caisse sur laquelle elle mettait un coussin pour recevoir ses genoux.

 Dans mon dos, je sentais la lessiveuse chaude et fumante. Arrivé au lavoir il fallait que je reste assis sur les marches car elle ne voulait pas me voir sur les pavés qui étaient glissants.

Ce lavoir a été construit en pleine nature, au bout d’une allée, il était entouré de peupliers et d’arbustes sauvages ainsi que de grandes herbes, le tout dégageant une bonne odeur de verdure.

Je me souviens du brouhaha que les lavandières faisaient dans ce bâtiment où tout résonnait, c’était l’endroit où les femmes se rencontraient pour travailler mais aussi pour échanger des nouvelles, se raconter des histoires et très souvent rire.

Pourtant il y avait dans les lavoirs (et celui de Voisins en faisait partie) un esprit qui faisait ressortir certaines ambiances, lorsqu’une nouvelle femme venait pour la première fois au lavoir, elle était malgré son bonjour pas toujours bien accueillie, dès son arrivée les conciliabules cessaient, on regardait cette nouvelle du coin de l’œil en se demandant comme elle allait s’y prendre pour laver le linge, après quelques minutes de silence la conversation reprenait en ignorant la présence de la nouvelle.

Il faillait donc que cette personne revienne une ou deux fois pour que les habituées commencent à poser des questions afin de savoir qui elle était, d’où elle venait. Ce premier échange verbal détendait l’atmosphère  et à partir de ce moment là, la nouvelle faisait partie du clan et les rencontres devenaient amicales.

J’entends encore le claquement des battoirs en bois sur le linge mouillé. Je ressens l’odeur un peu âcre de la lessive « La Croix », des cristaux, de l’eau de javel sans oublier la boule bleue dans la lessiveuse.

C’était pour moi, non seulement, une sortie mais un plaisir d’être témoin de ces rencontres que l’on appellera beaucoup plus tard les relations humaines.

Lorsque mes parents se sont fixés à Voisins, c’est ma mère qui a pris le relais de la sienne et dès mes dix ans, c’est moi qui roulait la brouette jusqu’au lavoir, fier de me retrouver une fois de plus avec toutes ces femmes qui s’échinaient les reins penchées au-dessus de l’eau.

Les années avaient passées, mais rien n’avait changé, ces lavandières de tous âges continuaient à battre le linge, à le brosser, à le rincer et le balancer par-dessus leurs épaules pour le placer sur la barre en bois qui était  derrière elles, pour lui permettre de s’égoutter avant de le  remettre dans la lessiveuse et rentrer à la maison pour l’étendre, le faire sécher et le repasser avant de le ranger dans l’armoire.

Il faut se rappeler que ces pauvres femmes s’arrangeaient pour ne pas être seules à cet endroit car il y avait un risque de tomber dans l’eau, d’avoir un malaise ou d’avoir la tête qui emporte le reste du corps, en étant trop penchées, et se retrouver à l’eau. Je me souviens encore gamin, donc en 1935 ou 1936 qu’une personne a été retrouvée noyée, cela m’avait beaucoup marqué.

Il y avait les lavandières qui en faisaient leurs métiers, je me souviens d’Alice Lemoine qui, la pauvre, avait les mains rongées par la lessive en pratiquant ce dur labeur toute la journée. Son seul repos était de repasser le linge quand le client lui demandait. Pendant qu’elle était au lavoir, une autre lessive était entrain de bouillir dans le fond de la cour. Elle habitait en face de l’allée qui mène au lavoir.

Avec ma mère, j’avais connu deux générations en ce lieu, j’allais en connaître une troisième lorsque mon épouse a remplacé ma mère pendant un an, avant que je ne quitte Voisins pour toujours en tant qu’habitant.

Je n’oublierai jamais ce lavoir que je trouvai beau et vivant. J’ai souvent rêvé dans cet endroit que je trouvais poétique, c’était pourtant un lieu de dur labeur.

Dès que je peux je retourne en ce lieu, qui malgré son état reste pour moi, plein de vie et de parfum.

 Maintenant il faut que les générations à venir et surtout ceux qui ont le pouvoir fassent l’impossible pour sauvegarder ce lieu où la sueur de ces femmes a marqué pour l’éternité le sol  des lavoirs car contrairement aux machines à laver : 

                                            « LES LAVOIRS ONT UNE AME ».

      

 

  LA SOURCE

A noter qu’à côté du lavoir il y avait une source, ce qui fait que l’endroit était très fréquenté, surtout au moment des fortes chaleurs.

 Je me souviens que pendant ces périodes nous allions les uns, les autres déposer des bouteilles de boisson dans cette source. Nous accrochions nos récipients avec une ficelle, sans mettre notre nom. Chacun retrouvait sa boisson bien fraîche sans penser à voler ce qui appartenait à son voisin.  

Moi qui habitais au 24 rue Eugène Varlin, pas loin de la place de Voisins, cela me faisait du chemin pour me rendre à la source. Il fallait vite revenir pour éviter le réchauffement de la boisson. Maintenant avec les réfrigérateurs ce trafic a cessé.

Adieu la Source.

         

                    Rivière qui passe le long du lavoir et se jette dans la Beuvronne

 

Vous pouvez voir d'autres photos du lavoir disparu dans l'album :  "Lavoirs"

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Patrimoine de Claye-Souilly
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