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  • 1939 CLAYE-SOUILLY
  • CLAYE-SOUILLY
  • JARDIN A SOUILLY 06.2007

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Patrimoine de Claye-Souilly

Dimanche 11 novembre 2012 7 11 /11 /Nov /2012 11:40

 

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3rab.-la-beuvronnette-min.jpg

 

La Beuvronnette où vécut Pascal Greppe qui fut notaire à Claye-Souilly

Sur la route de Meaux  Clay’Souilly  

 Clay’Souilly : Qu’est-ce donc ? C’est, au creux
d’un vallon,
Formé par la rivière, un peu plus qu’un village,
Une petite ville, à deux pas des sillons,
Tout au long d’une route où les autos font  rages.  

Malgré le bruit qui roule avec continuité

C’est un endroit tranquille agréable à connaître

A cause de l’aspect de ses tableaux champêtres

Qui  tout aux alentours, ont leur sérénité. 
 

Au bas de la Grand’rue aux modestes boutiques,

Son clocher se reflète en un gai miroir d’eau

Courbe d’un beau canal où tremble un pont vieillot

Que lèvent, par moments, des gardiens flegmatiques, 
 

Quand vient une péniche, on voit son batelier

Alerter le quartier à grands coups de trompette

Et le pont se redresse à la bonne franquette

Arrêtant sur la route autos, passants, rouliers.


Les chalands spacieux, avec leur maisonnette

Leur frais linge étendu, leur chien, leurs canaris,

A la gaffe guidée descendent vers Paris,

Les flancs remplis de bois, de sable ou de pierrette.

Au fil de l’eau, sans hâte, ils glissent doucement

Ou remontent vers Meaux, tirés par l’attelage

De forts chevaux suivant le chemin de halage,

Salués des pêcheurs qu’ils frôlent prudemment.

Ce chemin du canal sablonneux et paisible,

Avec ses hauts talus et ses grands peupliers,

Son eau claire où l’on voit les poissons frétiller

C’est une promenade où rêver est loisible…


Il est maints autres coins aux séduisants attraits !

Les bords de la Beuvronne et la blanche Carrière,

Les jeux d’Arc et Grobois, ses buissons, sa clairière

Et la Marne, non loin aux méandres distraits.


Des horizons légers prolongent la campagne

Sous les pas fleure bon l’herbe des près boisés.

La côte est un verger ou l’on marche, grisés ;

La chanson des oiseaux partout vous accompagne.


Le pays est riant, tout baigné de soleil,

Le roque les blés sont d’or, les avoines fleuries,

Quand le vent parfumé caresse les prairies,

Les soirs y sont charmeurs dans le couchant vermeil…


C’est bien l’Ile de France et ses belles journées,

Ses verdures, son ciel et ses bois fleurissants

Et c’est déjà la Brie aux champs resplendissants

Aux grands espaces clairs, aux plaines valonnées !

              Pascal Greppe

 

                        La Beuvronnette en construction vers 1900

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Patrimoine de Claye-Souilly
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Mardi 2 août 2011 2 02 /08 /Août /2011 21:34

 

Photo arrière de la Beuvronnette 06/2004.

  

QUE VA DEVENIR « LA BEUVRONNETTE » ?

 Elle est construite au début du 20ème siècle, avenue  Aristide Briand, au bord du canal de l’Ourcq, dans le noyau historique de Claye-Souilly, sur un parc arboré de trois hectares.

 C’est une bâtisse de caractère qui marque le paysage, construite  en pierres meulières, sa façade est agrémentée de bandeaux, briques de céramique verte et blanche, d’encadrements et de soubassements, couverture en tuiles plates et zinc, pointes de faîtage en zinc travaillées à l’ancienne, cheminée en briques, gouttières  en zinc, balcon en ferronnerie. A signaler un mur de clôture en pierres meulières et briques et une très belle grille en ferronnerie datant de la même époque.

 

 

 Le sous-sol abrite la cave à vins et le fruitier.

 

 

                                  L’escalier en fer forgé (Collection Breton)

  Au rez-de-chaussée se trouvent une entrée, deux salons, une salle à manger, un bureau et une cuisine, puis un très bel escalier avec rambarde en fer forgé début 20ème siècle nous conduit au premier étage qui comprend quatre chambres, une salle de bains, un cabinet de toilette, au 2ème étage il y a deux chambres et une salle de jeu. (1)

 Dans le jardin, coule une source qui alimente un petit bassin.

 

 

 Sur le côté gauche se situent deux grands garages et la maison des domestiques comprenant au rez-de-chaussée, cuisine, salle à manger, à l’étage 3 chambres (en 1926 il y avait une femme de chambre, une cuisinière, un chauffeur, un jardinier, une gardienne).

 La Beuvronne serpente au milieu du parc, deux petits ponts permettent la traversée de la rivière (1) (dans la 2ème moitié du 20ème siècle la propriété est découpée et le lotissement «Domaine de  la Beuvronne »  voit le jour).

 

 

 Dans la première moitié du 20ème siècle les divers propriétaires prêtaient volontiers leur parc pour organiser diverses manifestations : kermesse paroissiale, compétition de tir à l’arc…..

  A la suite d’une cérémonie religieuse en l’église Saint Etienne de Claye-Souilly, Monseigneur Gaillard, Evêque de Meaux fut reçu dans cette demeure par Monsieur et Madame Greppe.

 Beaucoup de clayois, anciens comme nouveaux, sont attachés à cette bâtisse.

 Claye-Souilly ne peut pas perdre tout son patrimoine :

 En 1929 l’église de Souilly a été détruite.

 Dans les années 40 : Le château de Gros-Bois à été abattu.

 Dans les années 60/70  ont été démolis :

 -         le château des Polignac,

 -         le château de Souilly,

 -         la verrière du château des Tourelles,

 -         Les lavoirs de l’Eglise et de Claye et de Souilly.

 Dans les années 95 ont été détruits :

 -         La propriété du Maître Bertrand rue Jean Jaurès (construite sur le modèle des bains douches),

 -         La propriété en meulière de la famille Lang rue du 8 Mai 1945.

En Octobre 2007 a été détruit :

-           Le dernier lavoir communal situé dans le quartier de Voisins. 

 

          Photo Octobre 2006

 

 

 

 Une commune peut protéger dans le plan local d’urbanisme des immeubles privés pour des motifs d’ordre culturel, historique et définir les prescriptions de nature à assurer leur protection. (Article L123-1 du code de l’urbanisme, alinéa 7).

 

(1) descriptif dans les années 60.

 Sources :

 Archives privées famille Breton.

 Souvenirs des anciens élèves de Claye-Souilly.

 Internet : Légifrance, code de l’urbanisme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Patrimoine de Claye-Souilly
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Vendredi 6 mai 2011 5 06 /05 /Mai /2011 14:44


Réédition de l'article paru le 22.10.2007

                        Site du lavoir de Voisins après sa destruction

 

 

 

  Maurice avait prévu d’écrire depuis de longs mois un texte sur le lavoir de Voisins, mais des problèmes de santé ne lui ont pas permis de le faire plutôt, et la semaine dernière, le lavoir communal de Voisins, laissé à l’abandon depuis de nombreuses années, a été détruit. Maurice a demandé de publier malgré tout son article.

  Beaucoup de communes décident de rénover leur lavoir comme Thieux, St Soupplets. Des projets sont en cours à Coulommes et à Boutigny.

 
La commune de Claye-Souilly a fait  le choix de la destruction

et c’est bien  dommage.

            

                                                     Le lavoir de Voisins 04/2005

 

Témoignage de Maurice Blouzat

LE LAVOIR DE VOISINS

J’ai connu ce lavoir dès mon plus jeune âge, ma grand-mère m’emmenait avec elle, assis sur la caisse sur laquelle elle mettait un coussin pour recevoir ses genoux.

 Dans mon dos, je sentais la lessiveuse chaude et fumante. Arrivé au lavoir il fallait que je reste assis sur les marches car elle ne voulait pas me voir sur les pavés qui étaient glissants.

Ce lavoir a été construit en pleine nature, au bout d’une allée, il était entouré de peupliers et d’arbustes sauvages ainsi que de grandes herbes, le tout dégageant une bonne odeur de verdure.

Je me souviens du brouhaha que les lavandières faisaient dans ce bâtiment où tout résonnait, c’était l’endroit où les femmes se rencontraient pour travailler mais aussi pour échanger des nouvelles, se raconter des histoires et très souvent rire.

Pourtant il y avait dans les lavoirs (et celui de Voisins en faisait partie) un esprit qui faisait ressortir certaines ambiances, lorsqu’une nouvelle femme venait pour la première fois au lavoir, elle était malgré son bonjour pas toujours bien accueillie, dès son arrivée les conciliabules cessaient, on regardait cette nouvelle du coin de l’œil en se demandant comme elle allait s’y prendre pour laver le linge, après quelques minutes de silence la conversation reprenait en ignorant la présence de la nouvelle.

Il faillait donc que cette personne revienne une ou deux fois pour que les habituées commencent à poser des questions afin de savoir qui elle était, d’où elle venait. Ce premier échange verbal détendait l’atmosphère  et à partir de ce moment là, la nouvelle faisait partie du clan et les rencontres devenaient amicales.

J’entends encore le claquement des battoirs en bois sur le linge mouillé. Je ressens l’odeur un peu âcre de la lessive « La Croix », des cristaux, de l’eau de javel sans oublier la boule bleue dans la lessiveuse.

C’était pour moi, non seulement, une sortie mais un plaisir d’être témoin de ces rencontres que l’on appellera beaucoup plus tard les relations humaines.

Lorsque mes parents se sont fixés à Voisins, c’est ma mère qui a pris le relais de la sienne et dès mes dix ans, c’est moi qui roulait la brouette jusqu’au lavoir, fier de me retrouver une fois de plus avec toutes ces femmes qui s’échinaient les reins penchées au-dessus de l’eau.

Les années avaient passées, mais rien n’avait changé, ces lavandières de tous âges continuaient à battre le linge, à le brosser, à le rincer et le balancer par-dessus leurs épaules pour le placer sur la barre en bois qui était  derrière elles, pour lui permettre de s’égoutter avant de le  remettre dans la lessiveuse et rentrer à la maison pour l’étendre, le faire sécher et le repasser avant de le ranger dans l’armoire.

Il faut se rappeler que ces pauvres femmes s’arrangeaient pour ne pas être seules à cet endroit car il y avait un risque de tomber dans l’eau, d’avoir un malaise ou d’avoir la tête qui emporte le reste du corps, en étant trop penchées, et se retrouver à l’eau. Je me souviens encore gamin, donc en 1935 ou 1936 qu’une personne a été retrouvée noyée, cela m’avait beaucoup marqué.

Il y avait les lavandières qui en faisaient leurs métiers, je me souviens d’Alice Lemoine qui, la pauvre, avait les mains rongées par la lessive en pratiquant ce dur labeur toute la journée. Son seul repos était de repasser le linge quand le client lui demandait. Pendant qu’elle était au lavoir, une autre lessive était entrain de bouillir dans le fond de la cour. Elle habitait en face de l’allée qui mène au lavoir.

Avec ma mère, j’avais connu deux générations en ce lieu, j’allais en connaître une troisième lorsque mon épouse a remplacé ma mère pendant un an, avant que je ne quitte Voisins pour toujours en tant qu’habitant.

Je n’oublierai jamais ce lavoir que je trouvai beau et vivant. J’ai souvent rêvé dans cet endroit que je trouvais poétique, c’était pourtant un lieu de dur labeur.

Dès que je peux je retourne en ce lieu, qui malgré son état reste pour moi, plein de vie et de parfum.

 Maintenant il faut que les générations à venir et surtout ceux qui ont le pouvoir fassent l’impossible pour sauvegarder ce lieu où la sueur de ces femmes a marqué pour l’éternité le sol  des lavoirs car contrairement aux machines à laver : 

                                            « LES LAVOIRS ONT UNE AME ».

      

 

  LA SOURCE

A noter qu’à côté du lavoir il y avait une source, ce qui fait que l’endroit était très fréquenté, surtout au moment des fortes chaleurs.

 Je me souviens que pendant ces périodes nous allions les uns, les autres déposer des bouteilles de boisson dans cette source. Nous accrochions nos récipients avec une ficelle, sans mettre notre nom. Chacun retrouvait sa boisson bien fraîche sans penser à voler ce qui appartenait à son voisin.  

Moi qui habitais au 24 rue Eugène Varlin, pas loin de la place de Voisins, cela me faisait du chemin pour me rendre à la source. Il fallait vite revenir pour éviter le réchauffement de la boisson. Maintenant avec les réfrigérateurs ce trafic a cessé.

Adieu la Source.

         

                    Rivière qui passe le long du lavoir et se jette dans la Beuvronne

 

Vous pouvez voir d'autres photos du lavoir disparu dans l'album :  "Lavoirs"

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Patrimoine de Claye-Souilly
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Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /Mars /2010 20:16

Protection des tombes dans les cimetières


Paru sur le site SPPEF

 

 

GROUPE DE TRAVAIL : “ CIMETIERES MEMOIRES DES LIEUX
La commission “ Cimetières, mémoire des lieux ” créée au sein de notre association, regroupe des spécialistes et des person
nes intéressées par ce sujet.

Les monuments funéraires de nos cimetières qui présentent un intérêt d’art ou d’histoire font aujourd’hui l’objet de nombreuses procédures de reprise. Ils sont alors au mieux conservés le long du mur de clôture du cimetière, parfois débités pour être réemployés ou tout simplement jetés.

Les études de la commission “ Cimetières, mémoire des lieux ” montrent que c’est souvent un problème de méconnaissance de l’intérêt patrimonial des monuments funéraires qui conduit à des disparitions ou des destructions.

La commission a pour objet de réfléchir aux moyens à utiliser et à mettre en œuvre pour sauver les tombes anciennes intéressantes du point de vue historique et/ou esthétique, et de conseiller les associations et particuliers qui veulent sauver le caractère historique d’un cimetière.

......
Pour plus de détails contactez la SPPEF par courrier, téléphone ou courriel.

Pour mieux prendre en compte votre problème vous pouvez
nous envoyer :
U
ne bonne description de la situation et 4 ou 5 photos.

 

Pour plus amples informations :

http://sppef.free.fr/index.php/les-cimetieres

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Patrimoine de Claye-Souilly
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Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /Jan /2010 12:01

Le Publicateur 19.1.1887

L’hôtel de ville de Claye va prendre un aspect nouveau. Il est installé dans ce qui reste de l’ancien château de Claye. Par derrière et à droite dans le parc est l’école des filles et l’asile ; à gauche l’école des garçons.

La vue de l’hôtel de ville était masquée par des maisons construites sur la route nationale. Elles vont disparaître prochainement. M. le Maire mettra en adjudication au mois de mars la démolition de ces maisons et d’une partie de mur, de sorte qu’en passant dans la grande rue de Claye on aura sous les yeux l’ensemble des édifices communaux et le parc qui les sépare ou les réunit.

 Aucune ville de notre département n’aura une propriété aussi magnifique.

 

 

 

 

 

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Patrimoine de Claye-Souilly
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