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SEINE ET MARNE

Samedi 30 mars 2013 6 30 /03 /Mars /2013 18:54

 

La Croix Dimanche de Seine et Marne 5/3/1967

Expansion Seine et Marnaise

Industrie et agriculture

 

Après la Raffinerie de Nangis et en étroite liaison avec elle, voici que s’annonce la création de l’importante « Usine d’engrais de l’Ile de France ». Il n’est pas impossible que le printemps ou l’été de cette année 1967 voit la mise en route de travaux de cette usine. S’étendant sur plusieurs dizaines d’hectares, elle ne manquera pas d’apporter de grands changements dans la région située entre Nangis et Mormant, particulièrement dans les communes de Grands-Puits, Quiers et Ozouer-le-Repos.

C’est, en effet un complexe industriel assez important pour la région qui nous est annoncé. Il se trouve qu’une conjonction très intéressante a attiré l’attention du groupe des Charbonnages de France de la Société Chimique de la Grande-Paroisse, à savoir :

-         La présence de la Raffinerie de l’Ile de France, à Nangis, dont les sous-produits sont à la base de la production de l’ammoniac et des engrais azotés ;

-         La possibilité de débouchés immédiats, la région d’implantation étant par tradition et par vocation, essentiellement agricole.

-         Si les promoteurs de cette réalisation arguent, à juste titre, semble t-il, du « coup de fouet » que l’économie régionale ne va pas manquer de ressentir du fait de cette implantation, tant au point de vue main d’œuvre qu’au point de vue économie générale, il faut, cependant, reconnaître, pour être objectifs, qu’un certain nombre d’inquiétudes ne manquent non plus de se faire jour ici où là : inquiétude des agriculteurs qui redoutent de voir s’étendre, au-delà du raisonnable, les servitudes inhérentes à tout complexe industriel ; inquiétudes aussi des riverains qui craignent pour leur sécurité et leur salubrité…

-         « L’heureux mariage de l’industrie et de l’agriculture sera sans doute  un mariage de raison. Souhaitons qu’il soit entouré de toutes les garanties indispensables et profitables pour tous.

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : SEINE ET MARNE
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Mardi 1 janvier 2013 2 01 /01 /Jan /2013 19:23

 


Jean Philippe  LAUER

 

Né le 2/12/1874 à Thorigny (77)

 

Fils  de Charles LAUER (originaire de Lorraine), juge de Paix à Lagny (77), puis Magistrat à Neuilly sur Seine (92) et de Marie Ernestine SAMORY (originaire de la Nouvelle Orléans).

 

Il épouse le 24/6/1901 à Neuilly sur Seine (92) Marie ECHAUDER,  fille de Auguste Henry LECHAUDER, fabricant de sucre et de Alexandrine, Louise, Elisa  PLUCHARD.

 

Dont il aura plusieurs enfants, dont :

Jean-Philippe LAUER (1902-2001) Directeur de recherches au CNRS, Egyptologue, c’est lui qui dirigea de 1931 à 1956 les travaux de recherche au complexe de la pyramide de Sakkara près du Caire.(1)

 

 

Jean-Philippe LAUER ( 1874-1953) archiviste médiéviste, fit ses études au Lycée Janson-de-Sailly

Puis à l’Ecole des Chartres

Diplomé de l’école pratique des Hautes études

1897 Archiviste paléographe

1898 Membre de l'école française de Rome

1902 Sous bibliothécaire Cabinet des Manuscrits, il en devient bibliothécaire en 1909

1907 Membre Société nationale des antiquaires de France

1911 Docteur ès-lettres

1928 Conservateur au Cabinet des Manuscrits de la Bibliothèque Nationale, il en deviendra le Conservateur en Chef entre 1934 et 1941

1935 Chevalier de la Légion d’Honneur

1944-1945 Président Société de l'École des Chartes.

 

Il décède le  3/2/1953 à Paris 16e.

 

Il publia

- entre 1908 et 1954 Diplomata Karolinorium (10 volumes)

- 1927 Les enluminures romanes de manuscrits de la Bibliothèque Nationale

- entre  1940 et 1949 Recueil des actes de Charles III (2 volumes).

 

Sources :

Internet :

-AD 77 : recensement 1876 et NMD.

-Léonore

http://cths.fr/an/prosopo.php?id=100039

Médiathèque Meaux :

- Biographie Française Prevost, Romain d’Amat 1995

 

(1)Son fils :

http://www.liberation.fr/portrait/0101177086-jean-philippe-lauer-94-ans-architecte-de-formation-egyptologue-par-passion-il-a-consacre-sa-vie-a-saqqara-le-vieil-homme-et-la-pyramide

 

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : SEINE ET MARNE
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Samedi 27 octobre 2012 6 27 /10 /Oct /2012 16:12

Conseil Général Seine et Marne Procès Verbaux des délibérations année 1879 (typographie E. Drosne Melun p 173.174)

Séance du 23 avril 1879

Classement du chemin stratégique de Courtry.

 

Intervention de Monsieur Labour Fernand,
Maire de St Pathus,
Conseiller Général Canton de
Dammartin-en-Goële.

 

M. Labour, au nom de la Commission de la voirie, donne lecture du rapport suivant :

« Messieurs,

M. le Ministre de l’Intérieur a demandé le classement dans la grande vicinalité du chemin stratégique de Courtry à la départementale N° 21, par Carnetin.

« Les conseils municipaux  de Carnetin, de Villeparisis, du Pin et de Villevaudé, intéressés au projet, ont déclaré lui donner leur pleine adhésion et en solliciter l’exécution.

« M. le Ministre de la Guerre s’est engagé à supporter 3/10 de la dépense de la ligne entière.

« Cette ligne se divisera en deux tronçons :

1° embranchement du chemin de grande communication n° 84 au chemin de grande communication n°  105 ; longueur, 2771 mètres

2° embranchement du chemin de grande communication n° 105 à la route départementale n° 21, par Carnetin ; longueur, 3093 mètres.

« En conséquence, votre Commission de la voirie vous propose de classer le chemin stratégique  de Courtry dans la grande vicinalité, et elle vous soumet le projet de délibération suivant :

Vu..la demande de M. le Ministre de l’Intérieur…..

 

 « Classe dans la grande vicinalité  le chemin stratégique de Courtry à la route départementale n° 21 :

1° comme embranchement du chemin de grande communication n° 84 au chemin de grande communication n°  105 ; longueur, 2771 mètres

2° comme embranchement du chemin de grande communication n° 105 à la route départementale n° 21, par Carnetin ; longueur, 3093 mètres.

« Déclare intéressées à l’embranchement du chemin n° 84, les communes deVilleparisis, Le Pin et Villevaudé ; à l’embranchement du chemin n° 105, la commune de Carnetin ;

« Décide que la dépense d’entretien de la ligne entière jusqu’à Carnetin sera supportée par le Minsitère de la Guerre, à raison de 3/10, par le département et les communes à raison de 7/10. »

Les conclusions de ce rapport sont adoptées.

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : SEINE ET MARNE
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Vendredi 12 octobre 2012 5 12 /10 /Oct /2012 18:50

ferme2-jpeg.jpg

Le Briard département Seine et Marne 1881

La superficie du département se décompose ainsi : terres cultivées en diverses céréales, 212 000 hectares ; terres plantées à racines et légumes divers, 16 000 hectares : prairies naturelles 39 000 hectares, artificielles 75 000 hectares, vignes 21 000 hectares ; pâturages, vergers, bruyères  7 000 hectares ; jachères 26 000 hectares ; bois, forêts, chemins, propriétés bâties 109 000 hectares ; rivières, étangs 3 300 hectares.

La moyenne de la récolte en froment dans les années ordinaire est de 2 500 000 hectolitres, soit une moyenne de 23 hectolitres par hectare (on consomme 1 600 000).

La production en moyenne en avoine est de 400 000 hectolitres, soit 27 hectolitres par hectare.

Le produit des foins est évalué à 96 000 quintaux métriques et des prairies artificielles jusqu’à 300 000 quintaux.

En somme le département offre en produits agricoles de toutes natures, la somme énorme de 170 000 000 de francs, qui le place au 1er rang parmi les départements français.

Voici d’après le Journal Officiel, l’état de la récolte en froment, méteil et seigle pendant l’année 1880.Notre département figure dans cet état ainsi qu’il suit :

Froment, surface ensemencée 107 738 hectares, produits en hectolitres 2 397 448, ou en quintaux métriques 1 948 502.

Méteil : surface ensemencée, 4 744 hectares, 84 663 hectolitres ou 63 025 quintaux métriques.

Seigle : surface ensemencée 12 554 hectares, 242 223 hectolitres ou 168 027 quintaux métriques.

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : SEINE ET MARNE
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Lundi 30 juillet 2012 1 30 /07 /Juil /2012 15:38

Paru dans le Parisien 77 :

Juilly : splendeur et décadence du plus vieux collège de France

Le collège de Juilly (Seine-et-Marne) vient de fermer ses portes après trois cent soixante-quatorze ans d’existence. Ses célèbres anciens élèves se mobilisent pour tenter une résurrection.

VALENTINE ROUSSEAU ET FAUSTINE LÉO | Publié le 29.07.2012, 14h59

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juilly (seine-et-marne), mercredi. Placé en liquidation judiciaire au printemps dernier, l’établissement fondé en 1638 ne rouvrira pas à la rentrée de septembre.

 

 

 

Dans la grande cour vide du plus vieux collège de France, à Juilly (Seine-et-Marne), résonnent encore les rires et les larmes des milliers d’enfants qui, en près de quatre siècles, ont fréquenté cet établissement tenu par les pères de l’Oratoire. Parmi eux, Montesquieu, Colbert et, plus près de nous, Philippe Noiret, Claude Brasseur et encore Jacques Mesrine, qui écrivait de prison à son copain Jean-Jacques Debout : « Il est loin le bon temps de Juilly… »
Fondé en 1638 sous Louis XIII, cet internat bâti sur une propriété de 23 ha a fermé le 4 juillet.

 

 

Le tribunal de Meaux a prononcé sa liquidation judiciaire : l’organisme de gestion (Ogec) affiche une dettet de 1,3 M€.
La succession de directeurs à la compétence discutable aurait entraîné une relâche de la discipline, de moins bons résultats au bac et une baisse continue du nombre d’internes. « En 1998, on portait des chaussures de ville, on avait la chemise rentrée dans le pantalon, se souvient Mickael Dayan, ancien élève. Puis les caleçons qui dépassent du jean ont été tolérés. » Des dérapages lors d’une fête de fin d’année scolaire trop arrosée en 2008 ont été de trop. A 8500 € l’année d’internat, les parents — stars de la chanson et patrons du CAC40 pour certains — ne tolèrent plus cette décadence. Leurs enfants désertent l’internat.

D’ex-élèves devenus célèbres au chevet de l’établissement

Début 2010, l’Oratoire fait appel à Daniel Popesco, ancien cadre de l’industrie, pour présider l’organisme de gestion. Objectif : retrouver un encadrement de qualité et gagner 500 internes pour atteindre l’équilibre. Rien n’y fait.
Au printemps, c’est le redressement judiciaire. « L’Oratoire a refusé toutes nos propositions, comme la reprise de l’activité à travers des dons défiscalisés, qui permet aux redevables de l’ISF de payer moins d’impôts », regrette Daniel Popesco.
Quand les anciens élèves, devenus pour certains des hommes d’affaires influents, apprennent la fermeture, ils décident d’actionner leur réseau pour ressusciter Juilly.
Cependant, l’Oratoire refuse de signer un nouveau bail. Son père supérieur, James Cunningham, répète : « L’Oratoire n’a pas de pouvoir de décision. C’est entre les mains du mandataire judiciaire. » Pourtant, 65% du site appartient aux religieux. Même la grève de la faim d’une semaine, menée par Philippe de Marthe, ancien surveillant, n’a pas fait bouger les choses. Il est pourtant parvenu à réunir sept hommes affaires, anciens élèves, prêts à débourser 5 M€. Parmi eux, Mickael Dayan. Ce gérant de société de conciergerie de luxe est allé à New York convaincre un Qatarien et un Suisse d’investir plusieurs millions d’euros pour ouvrir une « hôtellerie scolaire », un internat-palace à l’image de BeauSoleil en Suisse, à 30 000 € au minimum l’année.
« Nous avons un devoir moral de préserver ce patrimoine et de le transmettre », martèle Daniel Popesco. Un devoir tel qu’il s’est même adressé au pape pour faire plier l’Oratoire.

Le Parisien

http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/juilly-splendeur-et-decadence-du-plus-vieux-college-de-france-29-07-2012-2106361.php

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : SEINE ET MARNE
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