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Agriculture

Samedi 11 février 2012 6 11 /02 /Fév /2012 15:32

Paru sur le site :  Unepart de brie le blog, un site à consulter sans modération :

Une ferme modèle

A l’occasion de la vérité que viennent de faire ces jours derniers les élèves de Grignon à la ferme de Coupvray, entre Lagny et Meaux, nous avons cru que le moment était opportun pour présenter les améliorations introduites dans la confection des fromages par l’honorable M. Bénard, le femier de l’exploitation en question. Les perfectionnements apportés par M. Bénard sont fort importants nous estimons même que ces améliorations, qui portent sur la fabrication du fromage de Brie, trouveront leur emploi dans toutes les contrées de production des dérivés du lait. C’est une bonne fortune pour l’agronome vulgarisateur de pénétrer dans des établissements de ce genre et de pouvoir dire ensuite ce qu’il a vu.


Nous allons donc entrer dans la ferme de Coupvray, et, comme M. Bernard n’a jamais caché, comme méthodes secrètes, les rogrès qu’il a accomplis et que, bien au contraire, il les a lui-même répandus en poussant le désintéressement, soit dit à son honneur, jusqu’à les adapter aux fromageries concurrentes; nous pouvons donc largement puiser à cette source d’enseignement, pratique s’il en fut jamais.


La Société d’industrie laitière a consacré les bons résultats de la méthode et a attribué dans son concours de Meaux, l’année dernière, la prime d’honneur aux produits de Coupvray.

La ferme de Coupvray, dont l’étendue est de deux cent cinquante hectares, appartient au duc de Trévise; elle possède une étable contenant quarante bêtes de l’espèce bovine et une bergerie de six cents bêtes ovines. Les animaux de l’espèce bovine appartiennent en grande partie à la race normande, dont le lait est très riche en principes caséeux, en principes du fromage; les moutons sont Dishley-mérinos. M. Bénard se livre à la production de la viande et du îait nécessaire à sa fromagerie. L’exploitation est parfaitement soignée, la ferme bien entretenue; on y trouve un matériel mécanique fort complet machine à battre, laveur de betteraves, coupe-racines, hache-paille, tout cela mû par une machine à vapeur.


La fromagerie, la partie de la terme qui nous intéresse le plus pour le moment, est placée, comme il convient, sous la direction de la maîtresse de la maison, Mme Bénard. Aussi y trouve-t-on les traces du goût de la femme; l’éclat de la propreté la plus grande est encore rehaussé par une élégance toute féminine qui ne nuit pas dans ces établissements. La fabrication du fromage en Brie est fort ancienne elle est toujours restée cantonnée autour de Meaux. Son développement n’a pas cessé de croître chaque année. Les améliorations apportées par M. Bénard sont toutes dans une meilleure hygiène du bétail et dans un meilleur aménagement de la laiterie. Il est, malheureusement, encore en vigueur, en Brie, une coutume absurde, aussi barbare que préjudiciable aux intérêts du cultivateur, coutume en vertu de laquelle on n’expose jamais les vaches laitières à l’action de l’air, calfeutrant les étables pendant l’hiver et ne sortant le bétail pas plus l’été que l’hiver. M. Bénard, comprenant que le renouvellement de l’air est aussi nécessaire aux animaux qu’aux humains, n’a pas suivi ces vieux errements il ventile ses étables et envoie ses vaches à la pâture du 15 avril au commencement de la mauvaise saison.

L’innovateur briard a aussi battu en brèche une autre habitude, aussi monstrueuse, qui est fort répandue en Brie celle de placer les laiteries à l’intérieur des étables. Préoccupé des dangers que peut causer au bétail ce voisinage immediat des produits de fermentation, de la formation du fromage, gaz délétères, mauvaises odeurs, etc., provenant de la laiterie; répudiant aussi bien la malpropreté qui résulte, pour la fromagerie, de la présence des animaux, M. Bénard a porté en dehors de son étable la laiterie, qu’il chauffe à l’aide d’une sorte de thermosiphon, appareil à courant d’eau chaude remplaçant avantageusement la chaleur animale du bétail, employée à obtenir la température nécessaire à l’égouitagfi des fromages dans la laiterie installée dans l’étable. A Coupvray la production moyenne des vaches est de dix litres de lait par jour. On fait journellement seize fromages, et chaque fromage, y qui pèse 2 kilogrammes 800 grammes, exige seize litres de lait. D’après les prix de vente, de 50 à 60 francs la douzaine, le litre de Lait, est payé. au fermier au moins 20 centîmes; Comme l’on voit, c’est une excellente industrie que celle de la fabrication du fromage lorsqu’on sait y adapter méthodes rationnelles.


Voici de bons exemples qui peuvent être des plus profitables à l’Industrie laitière, qui ne saurait être regardée comme de médiocre importance pour l’agriculture française.

DOCTEUR AGRICOLA

Gazette agricole

1er fevrier 1880

lien vers l’article :http://partdebrie.tumblr.com/post/12117694066/une-ferme-modele

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Agriculture
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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 18:43

 

 

 

Le publicateur 8/1/1911

 

 

Le hannetonnage

En raison des conditions climatériques particulières de l’année 1910, les hannetons se sont montrés en quantité très restreinte.

Bien que les dispositions ordinaires aient été prises, comme par le passé, dans toutes les communes de l’arrondissement 2834 kg seulement ont été recueillis en mai-juin 1910.

Les quantités récoltées dans 11 communes ont été les suivantes :

 

 

                                                           Kg       gr

Claye-Souilly                                    233

Bassevelle                                        542

Bussières                                         103      700

Changis                                             341      500

Luzancy                                              221      200

Barcy                                                    99

Jaignes                                              306      500

May-en-Multien                                   15

Ocquerre                                            901      500

Torcy                                                      64       500

Germiny l’Evêque                                  6      500     

                                                           --------------

Soit pour l’année 1910un total de 2   834     400

                                                      ==========

 

Il convient de rappeler ci-dessous les résultats fournis par le hannetonnage depuis la date de la création de ce service, c’est-à-dire 1889.

 

                                                                         Kilogrammes

           

1889                                                                                         146.146

1892                                                                                          122.041         

1895                                                                                              35.230

1898                                                                                          104.525

1901                                                                                              33.450

1904                                                                                              24.509

1907                                                                 7.774

1910                                                                 2.834

                                                                        ----------

                                                                       476.509

                                                                        ======

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Agriculture
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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 20:46

Seine et Marne d’autrefois, Almanach Historique 1865

 

 

Extrait article de G. Leroy

 

LE SOL ET  LA PRODUCTION

dans Seine et Marne avant 1789

 ……

VII « Le sol qui avoisine Meaux, dit Young, doit être mis au rang des meilleurs sols du  monde ; il ressemble à une poudre impalpable, qui a très-peu de marques de sable, lors même que l’œil croit voisine surface sablonneuse. Il est d’une admirable contexture et très fiable »

Les terres labourables occupaient tout le pays plat : les vignes se rencontraient sur les collines bordant la Marne et ses affluents. Les terres avaient la plus grande valeur de temps immémorial surtout dans les paroisses comprises aujourd’hui dans les cantons de Dammartin, Meaux, Lagny. Les laboureurs, d’une expérience consommée, pour le temps, apportaient le plus grand soin à leurs cultures ; mais Young leur reprochait le système de jachères dont nous avons parlé, et qui n’a disparu qu’en ces dernières années. D’excellents blés froments, des avoines et des menus s’y récoltaient de tous côtés ; le seigle n’ s’y trouvait qu’à l’état d’exception.

Dans trente paroisse environ, au milieu des terres de froment, se trouvaient des vignes, dont la récolte était évaluée à 36 000 muids de vin, vendu communément 25 à 30 livres le muids. Les fruits récoltés sur les coteaux des vallées de la Marne et du Morin et principalement autour de Lagny, alimentaient les marchés de la capitale, où ils faisaient l’objet d’un commerce important.  Les pairies naturelles des mêmes cours d’eau nourrissaient les vaches dont le lait était employé pour la fabrication de ces excellents fromages de Brie, à la réputation universelle et justement méritée. Le foin récolté à Chelles se trouvait en faveur de Paris.

La mesure  agraire, usitée dans l’élection de Meaux, était, sauf  bien entendu quelques exceptions, la perche de 22 pieds carrés, arpent de France.

A la fin du XVIII e siècle, les grandes exploitations se louaient sur le taux de 40 livres l’arpent. Les terrains morcelés dépassaient ce chiffre ; il n’était pas rare d’en trouver qui se louent 50 et même 60 livres. Il paraît même qu’il y en a eu à 100 livres, ce qui était à l’époque le plus haut fermage des terres labourables en France. L’arpent de terre affermé 40 livres se vendait de 15 à 1600 livres. Quant au produit, le blé, dans les premières terres, donnait 10 setiers ; il y avait des exemples de quinze. Des expériences faites sur la ferme de Puisieux, près Meaux, produisirent 22 setiers 2/5 par arpent. La récolte ordinaire était de 7 setiers, déduction faite des dîmes. Young auquel nous empruntons ces détails, sans toutefois en certifier la vérité d’une manière absolue, ajoute que ce produit était au dessous de ce qu’auraient dû rendre les plaines de la Brie, les plus belles de l’Europe, si l’on en excepte la Lombardie. » Le grain de printemps, dit-il, est bien misérable en comparaison du sol. »

A Dammartin en 1789, l’arpent qui était de 100 perches à 22 pieds, valait 1000 livres et se louait 32 livres. Le blé ne rendait que 7 setiers malgré la fertilité de la terre, les engrais et les jachères. Il est vrai que les habitants annonçaient une production supérieure, dont l’exactitude semble exciter les doutes de Young.

Le passé de la culture dans Seine et Marne, comme d’ailleurs dans la France entière, est en général peu satisfaisant. Ce n’était pas sans motif, que le célèbre agriculteur anglais, que nous avons suivi dans ses pérégrinations sur nos territoires s’exclamait devant les modestes productions d’un sol d’une qualité exceptionnelle. Mais le reproche doit-il en être adressé aux cultivateurs de l’ancien régime ? Nous ne le pensons pas : il y aurait même injustice à les rendre responsables d’un état de choses qui ne leur était pas entièrement personnel. Si les explications que nous avons données, dans le cours de cette notice sur les entraves de l’art agricole avant la régénération de 1789, ne suffisaient pas à les justifier, nous invoquerions, pour cette justification entière et incontestable, le progrès qui a suivi le complet affranchissement de la propriété foncière, et notamment celui qui s’opère de nos jours à la faveur de libéraux encouragements.

Notre pays essentiellement agricole et placé dans une position des plus favorables, sait profiter des avantages qui lui ont été si largement dispensés. Déjà, il rivalise avec ces fertiles provinces de la Flandre et de l’Angleterre, que Young lui présentait comme des modèles à suivre. La réputation de la Brie se maintient et s’accroît. Après avoir donné satisfaction au présent, nos agriculteurs, marchant résolument et sagement dans la voie du progrès, assurent encore de meilleurs résultats pour l’avenir.

                       

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Agriculture
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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 18:31



Semaine Religieuse 1923, distribution des prix 8.7

Nous tenons à signaler la belle distribution de prix de Claye-Souilly à l’occasion du Comice agricole.

Dans le long palmarès nous avons surtout noté les récompenses accordées aux vieux serviteurs de l’Agriculture dont les services se chiffrent de 15 à 50 et même 60 ans.

 

Quel réconfort ! Quelle édification ! Quel encouragement à l’optimisme ! Ils sont plusieurs centaines à montrer qu’il y a encore des maîtres justes et bons, des serviteurs fidèles et dévoués en l’arrondissement de Meaux.

Toutes les consciences ne sont pas faussées, Dieu merci et il faut espérer, malgré tout, que ces exemples trouveront encore de nombreux imitateurs.

 

Croix s et m 15.7.1923

 Concours agricole

Dimanche dernier avait lieu le concours agricole de Claye-Souilly organisé par la sté d’agriculture de Meaux et son dévoué président M. Thirion.

M. Leroux inspecteur général de l’agriculture représentant le ministre présidait la solennité, ayant à ses côtés le préfet M. Peytral ; le sous-préfet de Meaux et toutes les personnalités du département à l’exception de M. Menier sénateur empêché.

Avant la lecture du palmarès M. Leroux célébra l’esprit de progrès des cultivateurs et le mérite des travailleurs agricoles.

Le palmarès ne comprend pas moins de 300 noms dont 241 vieux serviteurs, voici les principales récompenses :

 

Prix d’honneur pour exploitation au-dessus de cent hectares, décerné aux cultivateurs de l’arrondissement de Meaux dont l’exploitation la mieux dirigée réalise les améliorations les lus propres à être offertes comme exemples :

1er prix M. Proffit de la Conge ; 2ème prix ex æquo Mrs Boufflerd de Vincy-Manoeuvre et Henri Courtier de Poligny.

Prix de la moyenne culture M Georges Viard de Penchard

Espèce bovine ler prix ex æquo Mrs Garnier de May en Multien et Cartier-Bresson à Fresnes sur marne.

Concours d’attelage M. Marniac de Claye

Enseignement agricole M. Desbordes instituteur à Voulangis.

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Agriculture
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Samedi 5 novembre 2011 6 05 /11 /Nov /2011 17:59

                       

                               André GODARD

Né le 27 février 1939 à Châtillon-en-Dunois (Eure et Loir) de parents très attachés à la terre.

 Il est élève de l’école des garçons de Claye-Souilly puis au Collège de Lagny.

 En 1972, il épouse Stanislava enseignante d’origine Polonaise, ils auront quatre enfants :

 - Catherine professeur de mathématiques

 -  Pierre qui exploite la ferme avec lui

 - Jean professeur de gymnastique (a battu le record de France de saut à la perche de  Thierry Vigneron)

 - Isabelle chercheur en biochimie au CNRS.

 Il a débuté à l’AS Chelles et Cheminots  dans les années 50, il y sera formé par Pierre Duport. En 1961 il était  «  le premier français à lancer le poids au-dessus de 17 mètres »  (record  personnel  18 mètres 03), « 5  fois  Champion  de  France  du  lancer   du  poids »,

 29 fois international au poids et au disque.

 Il a participé aux Championnats d’Europe à Belgrade en 1962.

 Président de l’AS Chelles et Cheminots section Athlétisme de 1982 à 2002.

 Puis entraîneur de lancer au club de Tremblay-en-France à partir de 2004.

 Depuis 1953 il travaille la terre, il est aujourd’hui encore exploitant avec son fils Pierre de l’une des dernières fermes située sur le territoire de Claye-Souilly.

 D’un caractère bien trempé, la sagesse ressort de ses propos lorsqu’il parle de son métier d’Agriculteur :

 « Pour moi, ce n’est pas simplement un métier. C’est une façon d’envisager la vie. Je vis au rythme des saisons, du temps qu’il fait, en harmonie avec la nature ».

 Agé de 69 ans aujourd’hui André Godard mène encore de front sa double activité d’Entraîneur et d’Agriculteur, et si sa santé le lui permet pour quelques années encore.

  Nous n’oublierons pas sa sœur Lucette, élève de l’école des filles, enseignante,    sportive de haut niveau dans les lancers de poids et de disque, entraîneur puis secrétaire de la section ASCC Athlétisme et juge fédéral Lancers, qui est comme lui amoureuse de la terre.

 André et son fils Pierre sont parmi nos derniers agriculteurs, ils protègent nos champs, s'ils venaient à disparaître Claye-Souilly perdrait son âme.

 Source : Archives privées Famille Godard.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Agriculture
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