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Canaux et rivières

Lundi 20 mai 2013 1 20 /05 /Mai /2013 20:30

                                                                                                                  

Le Publicateur 11.1.1889

Dimanche après-midi vers 5h sur le canal de l’Ourcq entre Claye et Fresnes, c’est-à-dire en aval  de Meaux.

Le canal à cet endroit contourne un plateau crayeux qui domine une vallée dans laquelle coule un affluent de la Marne nommé Beuvronne.

Son lit est appuyé d’un côté sur la colline qui a été légèrement entaillée et de l’autre sur un remblai constitué par les terres crayeuses prises sur place.

Brusquement le remblai s’est ouvert sur une vingtaine de mètres et a donné passage aux eaux du canal qui se sont déversées dans les prairies arrosées par la Beuvronne après avoir enlevé une partie de la route qui relie le village d’Annet à la RN de Paris à Metz.

Les prairies et les champs de la vallée ont été inondées. On a attribué la rupture de la berge du canal a une poussée de glace que l’on aurait négligé de casser à temps. Le canal n’est pas gelé, il charriait simplement quelques glaçons.

L’événement a des précédents notamment celui qui s’est produit le 23.9.1883 en amont de Meaux sur le coteau de Poincy a une petite distance de Varreddes. Là encore le canal contourne le plateau calcaire et ce sont les affouillements des eaux qui ont déterminé une rupture de la berge et une inondation des prairies baignées par la Marne.

L’accident de Claye comme celui de Varreddes est dû à l’affrontement des remblais. C’est un fait très connu et contre lequel la ville de Paris qui a racheté la concession du canal en 1876 ne cesse de prendre des précautions.

Les mesures de précautions :

Les déversoirs du canal en amont de Fresnes ont été ouverts de manière que l’eau provenant de la partie supérieure du canal soit rejetée dans la Marne et la circulation en amont pourra continuer. Quand à la navigation sur la section qui va de Claye à Paris elle sera momentanément suspendue.  La petite rivière la Beuvronne qui débouche dans le canal à la Villette continuera à alimenter faiblement le bassin de la Villette et si le nettoyage des rues n’exige pas une trop grande quantité d’eau, peut-être la circulation ne sera pas complètement interrompue.

L’administration fait combler la brèche existante et dans quelques jours le canal recevra sa quantité d’eau normale.

 

 

 

 

 

 

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Canaux et rivières
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Mardi 7 mai 2013 2 07 /05 /Mai /2013 13:57


Registre des délibérations de la Compagnie des Canaux 1.9.1835

Sieur Clément Petit, maître-poste à Meaux annonçant le prochain remplacement du Percepteur de Claye par un ami du Sieur Clément Petit.

Ce dernier sollicite en faveur du nouveau percepteur la confiance de la compagnie afin qu’il soit chargé comme son prédécesseur de la paye mensuelle des ouvriers en régie.

Il sera pris note de la demande de M. Clément Petit.

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Canaux et rivières
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Jeudi 2 mai 2013 4 02 /05 /Mai /2013 14:32


Registre des délibérations de la Compagnie des Canaux 2.6.1824


M. l’inspecteur Guibout propose d’accorder au sieur Porée pour lui faciliter la construction d’un bateau destiné à la navigation de l’Ourcq la jouissance d’un emplacement sur la gare de Claie et de scierie pour débit de bois.

Cette proposition est adoptée à la charge bien entendu du sieur Porée de répondre de tous dommages et de remettre les emplacements de la scierie en bon état.

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Canaux et rivières
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Samedi 27 avril 2013 6 27 /04 /Avr /2013 10:42

                           Ruines de la fabrique Japuis au bord de le Beuvronne

L’auteur des Annales du Pays de Lagny rapporte, d’après Sauval :

« De 1640 à 1659, notre pays fut désolé par une série d’inondations, dont les plus terribles furent celles de 1641, 1651 et 1658. Paris eut tellement à en souffrir qu’on fit divers projets pour détourner une grande partie des eaux de la Marne ».

 Un texte de Jean le Roy dans sa chronique scandaleuse nous dit :« En ladite année 1461, les rivières de Seine et Marne moult grandes tellement que, en une nuit la dicte rivière devint si grande qu’elle fit déborder la Beuvronne. En un hostel de l’évêque de Meaux en ung village nommé Cloye la rivière emporta toute la massonnerie du devant du dict hôstel où il y avait deux belles tours nouvellement basties, dedans desquelles il y avait de belles chambres bien nattées, voirées, garnies de litz, tapisseries et aultres choses que tout emporta la dicte rivière »

 Divers projet furent mis à l’étude dès 1658 notamment celui de creuser un canal pour recevoir les eaux de la Marne au-dessus de Charenton pour les déverser dans la Seine vers St Denis. Un autre  voulait créer un canal de Saint Maur ou Gournay à Saint Denis. Un troisième proposait d’élargir au dessus d’Annet, la petite rivière de Claye (la Beuvronne), de la relier à la rivière de St Denis, de manière à y faire couler les eaux de la Marne.

 Le projet de canal d’Annet-sur-Marne à St Denis en passant par Claye-Souilly fut repris et présenté le 13 décembre 1910 au Conseil Municipal de Paris par Paul-Hector Japuis, manufacturier à Claye-Souilly.

 Ce canal devait permettre de réduire à 45 kms le parcours des grands chalands de Saint Denis à Meaux par la Seine et la Marne, parcours qui représentait 80 kms. Il aurait permis de garantir de l’inondation les villes de Meaux, Esbly, Annet, Lagny, Chelles jusqu’à Charenton.

 Ce rapport indiquait :

 La première mesure à prendre est de prémunir nos descendants contre l’oubli. Le maire rendrait à sa commune et à son administré un signalé service s’il ajoutait à la mention d’alignement un avis analogue au suivant :

 « Par une crue égale à celle de 1910, le terrain sur lequel vous bâtissez sera noyé de 1m69 ; par une crue semblable à celle de 1658 il sera submergé de 2 mètres »

 Parmi les diverses mesures préconisées le rapport disait :

 Le déboisement doit être enrayé

 Le drainage doit être recommandé.

 Les réservoirs doivent être expérimentés.

 Le rapport se terminait comme suit :

 « En particulier, pour ce qui concerne spécialement le régime de la Marne et les intérêts de la circonscription de la Chambre, la prompte exécution d’un canal d’Annet à Epinay serait très désirable puisqu’un tel canal servirait non seulement à la dérivation des excès d’eau de la Marne et du Grand Morin, mais encore faciliterait grandement la navigation et le transit commercial ».

 Pourquoi ce fut Paul-Hector Japuis, manufacturier à Claye-Souilly qui défendit ce projet ?

 Pour faciliter le transport de ses marchandises ? mais peut-être surtout pour épargner  des crues son entreprise  installée dans le quartier de Vilaine, quartier touché à maintes reprises par les inondations de la Beuvronne.

 Hélas ce projet ne vit jamais le jour. Dommage pour les riverains de la Beuvronne qui aujourd’hui encore subissent les inondations.

 

 

                             Usine impression sur étoffes Japuis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Canaux et rivières
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Dimanche 21 avril 2013 7 21 /04 /Avr /2013 18:49


 

Le Briard 15.9.1900

 

Des gamins passant sur le bord du canal en aval du pont de Messy le 7 septembre aperçurent le cadavre d’un homme que le courant entraînait, debout, la tête à fleur d’eau, ils en avertirent le sieur Vieujot Louis, marinier, à bord d’un bateau à 150 m en aval, qui retira de l’eau à l’aide d’un crochet, déposa sur la berge le corps du noyé. Celui-ci fut reconnu pour être le sieur M….. T……. 58 ans, carrier, demeurant à Claye. Le lundi 3.9 à 9h du matin il avait dit à sa femme, en lui remettant sa montre et son couteau pour son fils : je ne retournerai pas travailler, je n’ai plus qu’un jour à vivre et il est parti dans le pays.

A 5 h du soir sa femme allant chercher des provisions l’avait rencontré, il lui avait demandé où elle allait. Tu vois bien avait-elle répondu je vais chercher du lait. Et elle ne l’a plus revu. Le docteur Gachet a constaté en effet que la mort remontait à 4 jours environ.

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Canaux et rivières
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