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Anciens Combattants Claye-Souilly

Dimanche 12 février 2012 7 12 /02 /Fév /2012 15:19

05.2004-monument-aux-morts-1l.jpg

L'oeuvre original du sculpteur Damman
est partie pour d'autres lieux ?
et a été remplacée en 2004 par une copie


Le Courrier de S et M 9.7.1921

 

Au monument des morts.

Les routes ont mené à Claye dimanche après-midi, la cohue de ceux qui se souviennent ; en resplendissant aussi de tout son éclat , le soleil, ce merveilleux metteur en scène, a puissamment embelli la cérémonie par laquelle la petite ville doucement arrosée par la Beuvronne et le canal de l’Ourcq, a rendu aux 94 enfants du pays, glorieusement tombés sur les champs de bataille, l’hommage qui leur est dû.

Pour perpétuer leur souvenir, un magnifique monument, œuvre de l’éminent sculpteur Dammann, prix de Rome, s’élève sur la place de l’Eglise, qui constitue maintenant le grand tableau d’honneur sur lequel les noms ont été gravés.

Gros bloc de pierre rectangulaire, le frontispice représente une femme voilée en deuil personnifiant la France qui, debout, pleure sur une croix de bois surmontée de la bourguignotte. En exergue on lit un passage de la proclamation du général Maunoury. Le revers de ce chef d’œuvre nous figure un jeune soldat en armes coiffé du passe montagne qui, du fond d’un gourbi veille sur un cimetière du front. Surmontant cette sculpture les paroles profondes de M. Raymond Poincarré ; «  Honneur aux morts, éternels conseillers des vivants. »

La solennité de dimanche fut aussi l’émouvante évocation de la première bataille de l’Ourcq et de la Marne ; la ville de Claye qui vécut de près les événements de septembre 1914 qui avait dans ses murs le quartier général du Général Maunoury ne pouvait ne pas rappeler l’ordre du jour adressé le 10 septembre à ses troupes par le vainqueur de l’Ourcq, après le message fameux du général Joffre :

« Une troupe qui ne peut plus avancer devra coûte que coûte garder le terrain conquis et se faire tuer sur place plutôt que de reculer ».

Le monde entier sait ce que fut l’attaque du 6 septembre par la 6e armée de Maunoury : un prodigieux rétablissement militaire qui détermina la victoire de la Marne.

Le monument de Claye reproduit cette partie de l’ordre du jour lancé d’ici par le général Maunoury :

Camarades le général en chef nous a demandé au nom de la patrie de faire plus que notre devoir. Vous avez répondu à son appel au-delà même de ce qui paraissait possible…

 

La cérémonie d’inauguration était présidée par M. Lugol, sous-secrétaire d’Etat, assisté de MM. Peytral, préfet de seine et marne, Lalmand sous préfet de Meaux ; le général Simon, Delacourt conseiller général, Charpentier conseiller d’arrondissement ; Wavrin maire de Claye, les membres du conseil municipal, Damman sculpteur, Guinier, président du Comité du monument ; P. Delabarre président des anciens combattants et de nombreuses personnalités.

Autour du monument aux morts s’étaient groupées les familles en deuil spécialement invitées, les combattants, l’Union Musicale, les pompiers, les enfants des écoles et toutes les sociétés locales. La population était venue en foule. Des palmes et des gerbes de fleurs furent déposées au pied du monument dont M. Guinier fit la remise à la commune.

M. Wavrin dont la conduite pendant la guerre n’eut d’égal que celle du soldat à son poste de combat, retraça les deux journées de Septembre 1914. Il termina par un appel des morts pour lesquels un combattant répondait par ces mots grandioses : Mort au champ d’honneur. Plus d’une larme coula sur les visages des familles éprouvées. D’autres discours enflammés du plus pur patriotisme furent également prononcés par MM. Charpentier, Delabarre, Peytral et Lugol.

Notre immortelle Marseillaise, exécutée par l’Union musicale mit fin à la cérémonie au cours de laquelle les enfants des écoles firent entendre deux cantates.

Par les rues pavoisées, le cortège se rendit à la mairie où un vin d’honneur fut affert aux personnalités officielles. Des toasts furent échangés.

 

La cérémonie s’étant terminée vers 5 h M le curé doyen réunie ses fidèles dans l’église de la paroisse, trop petite pour les contenir tous, et vient bénir le monument à la suite du salut célébré à l’intention des braves dont on venait de glorifier la mémoire.

 

 

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Anciens Combattants Claye-Souilly
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Lundi 3 octobre 2011 1 03 /10 /Oct /2011 10:59

Témoignage de Claude

Août 1914 : Henri Chevard menuisier de Claye, est mobilisé au 276 RI

 Le 2 août 1914, Henri Chevard (36 ans) fils de Victor Chevard, établi menuisier au 4 de la rue de messy, est mobilisé à Coulommiers. Veuf depuis six mois, il laisse sa fille unique Marie à la charge de ses parents.

 Comme beaucoup d’autres hommes de Claye, il est incorporé au 276ième régiment d’infanterie. Le 276 RI est un régiment de réservistes encadrés par des officiers  du 76ième régiment d’active de Coulommiers.

 Menuisier, il fait partie d’une des deux sections de mitrailleuses d’un régiment de 2000 hommes.

 Il ne le sait pas, mais l’un des lieutenants du 276 RI est l’écrivain Charles Péguy.

 Le parcours du menuisier et de son régiment est tout à fait notable.

 Après avoir été expédié dans l’Est pendant trois semaines, où il ne voit pas le feu, le régiment est transféré le 29 août au sud de Roy pour constituer l’un des régiments de la nouvelle armée Maunoury. Cette armée vient d’être nouvellement formée pour contrer le flanc droit de l’avancée allemande (Von Kluck).

 Immédiatement soumis au feu, il se trouve entraîné dans le mouvement général de retraite, qui en cinq jours va l’emmener des environs de Roye à Luzarches au nord de Paris. Notre menuisier parcourt environ 200 Km à pied, avec trente kilos de barda, sous une grosse chaleur dans des conditions de retraite très dures (perte des fourgons de l’intendance).

 À partir du 3 septembre, l’armée se retourne dans un mouvement offensif de l’Ouest à l’Est pour attaquer le flanc exposé de l’armée allemande. Le 276 RI se porte en plein est vers Thieux, dix kilomètres au nord de Claye.

 Le 5 septembre arrivé à Villeroy, toujours au nord de Claye, le 276 RI est le premier régiment à ouvrir le feu sur les Allemands qui ont pris position sur les hauteurs de Monthyon. C’est le tout début de la bataille de la Marne. Ce 5 septembre 1914,
C. Péguy au cours d’une charge sans espoir est tué dans la plaine entre Villeroy et Monthyon. Le 6 septembre, les Allemands ont fait retraite et se sont retirés de Monthyon.

 Les  réservistes de Claye  poursuivront les ennemis jusqu’à l’Aisne et Soissons, ils seront décimés à la défaite de Crouy, le 10 Janvier 1915 (800 rescapés sur 2000 hommes).

 Le 10 mai 1915, ils vont constituer les renforts du corps d’armée Pétain en Artois. Ils arrivent juste à point pour constater la première et seule percée du front allemand pour le reste de la guerre. Cette percée non-soutenue  par des renforts, sera finalement colmatée par l’ennemi. Plusieurs fois re-complété le régiment participe en septembre 1915 à la seconde offensive d’Artois au cours de laquelle le menuisier mitrailleur Chevard est blessé au combat de la cote 119 au nord de Souchez. Le 27 septembre 1915 Henri Chevard décède au poste de secours de la tranchée des pylônes. Sa dépouille fait partie des très rares corps rapatriés puisqu’il repose dans la tombe familiale du cimetière de Claye.

 

  Henri CHEVARD, menuisier, à droite, avec sans doute des copains de Claye.
  ( si vous reconnaissez l’un de ses copains, merci de nous le faire savoir).

  Il est recensé sur le monument aux morts avec 13 de ses camarades réservistes du 276 RI.

 Sources :
• Mon lieutenant Charles Péguy. Victor Boudon
• Service historique de l’armée de terre 
 • Mémoire des hommes
• Les poilus. Pierre Miquel
• Diverses contributions et actes civils
• Site Genweb et Mémoire des hommes.

 C. Otrage. Le 27/01/2007.

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Anciens Combattants Claye-Souilly
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Samedi 17 septembre 2011 6 17 /09 /Sep /2011 19:54

 

 

Maurice, Jean-François MONSEL

 

Né le 8/10/1893 à Claye-Souilly

Fils d’Hugues Monsel, cordonnier, rue de Voisins à Claye-Souilly et de Jeanne Gardes.

 

Il avait une sœur Jeanne Marguerite née à Claye-Souilly en 1895.

 

Aspirant 31 ème régiment d’infanterie

 

Décédé le 17/2/1915 près de Vauquois ( Meuse)

Mort pour la France

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Anciens Combattants Claye-Souilly
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Jeudi 4 août 2011 4 04 /08 /Août /2011 19:10

Georges-Léon CHAISE

 Fils de Jean Edouard Chaise et Marie Leblond.

 

 

Né le 2.6.1891 Claye-Souilly (77)

Décédé le 1.2.1915 Hartmanwillerskopft (Alsace)

Manouvrier, il habitait la rue Berthe (Rue E. Varlin actuellement).

décédé à 23 ans, mort pour la France.

Il était un membre fidèle et zélé du Cercle paroissial.

 Engagé volontaire dès le mois de Novembre 1911 dans les chasseurs alpins. IL était au bout de peu de temps parti au Maroc où pendant une année entière il se montra plein d’endurance et de courage dans les combats. La déclaration de guerre le trouva à Draguignan où il était devenu sergent de la 4ème compagnie. Envoyé aussitôt dans l’est, il eut l’occasion le 8 octobre de se distinguer à Maucourt où il se maintint énergiquement sur ses positions pendant 24 heures pendant les pertes énormes infligées à sa petite troupe. Quoique blessé au bras, il ne voulut pas être évacué sans avoir mis à jour sa comptabilité et mis au courant son successeur.

 

 

Après un congé de convalescence passé à Héricy (77), il retourna au feu, électrisant ses hommes par les plus beaux exemples d’activité et d’audace, il semblait défier la mort. Elle l’atteignit le 1er février dans un combat de tranchées, blessé,  perdant tout son sang il expira pendant son transport au poste de secours voisin.

Son capitaine envoya la lettre suivante à sa famille :

« Je l’aimais beaucoup, je l’avais fait nommer sergent-major et j’espérais lui faire donner le grade d’officier en cours de campagne. Il était d’un courage et d’un sang-froid sans pareils. C’était un chef de section comme on en voit peu…Sur sa tombe nos yeux étaient remplis de larmes à la pensée que nous ne reverrions plus notre brave sergent-major ».

Le lieu où son corps a été déposé est surmonté d’une croix sur laquelle son nom est transcrit dans l’attente de son transfert dans sa terre natale.    

           

            Son nom est inscrit sur le monument aux morts.

 

 Sources :

Bibliothèque Diocésaine de Meaux : La Croix de Seine et Marne,

A.D. :Recensements 1906,

Internet : Site Mémoire des Hommes.

 

 

 

 

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Anciens Combattants Claye-Souilly
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Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /Août /2010 22:23

              

UN ARCHER DE SOUILLY, MORT POUR LA FRANCE

Alfred, Alphonse LANCEZEUX

Fils d’Henri et de Rollin Louise Marie

Il est né le 20/3/1881 à Claye-Souilly 77.

Il épouse le 26/11/1904 à Claye-Souilly Valentine VARNIER, dont le grand-père avait été le dernier adjoint au maire de Souilly.

Soldat de 2ème classe 76e Régiment d’Infanterie, 1ère Compagnie, recrutement Coulommiers.

Capitaine de la 1ère compagnie d’Arc de Souilly de 1911 à 1913.

Il fut trois fois roi en 1909,1910 et 1912.

Il était manouvrier à la scierie Poulet de la Rosée en 1906 et habitait rue Legoix.

Il avait une fille Henriette, née en 1906.

Il est mort à Vauquois (55270).

 Sources :
AD 77 : recensements 1906.
Archives 1ère compagnie d’arc de Souilly.
Statuts Amicale Anciens Combattants de Claye-Souilly.

 

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Anciens Combattants Claye-Souilly
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