Paru dans le n° 208 de janvier, février, mars 2010 de la revue : « Sites et Monuments »
éditée par la Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétiques de la France :
DESTRUCTION DES PAYSAGES ET DU PATRIMOINE
AU NORD DE LA SEINE-ET-MARNE
Article de 5 pages de Jeanne GUEIDAN, pour extrait :
« ...Paysages d’apocalypse désertés par les amoureux des paysages et du patrimoine, traumatisés par le
spectacle, mais où les associations de protection mènent un combat incessant, alertant leurs élus pour que soient dénoncées ces situation intolérables…
Il faut noter que, curieusement, les communes qui possèdent sur leur sol de grandes unités de traitement des
déchets deviennent très vite riches. La plantation d’essences exotiques (palmiers) leur donne un aspect de cités méditerranéennes où le vieux patrimoine ne semble plus trouver sa
place …..»
Paru sur le blog de la fédération environnementale de Seine et Marne
Nature Environnement 77 le 10 juillet 2009
Vous avez encore jusqu'au samedi 18 juillet pour donner votre avis sur le projet de plan régional élimination
des déchets ménagers et assimilésarrêté par les élus régionaux le 6 mai
2009.
Voici les observations envoyées au président de la commission d'enquêtepar NE 77 :
1. La répartition régionale des équipements et le cas de la Seine-et-Marne
Notre département concentre les équipements d’éliminations et de stockage de déchets
Les préconisations du PREDMA ne comportent pas d’objectif d’augmentation du pourcentage des déchets d’activités
économiques valorisés et recyclés alors que ces déchets sont peu valorisés et en grande partie enfouis dans notre département, notamment concernant les gravats de bâtiments, il n’y a pas
d’objectif affirmé d’encourager le recyclage. (p 102)
Nature Environnement 77demande que le PREDMA impose une réduction à la source des
déchets d’activités économiques et propose un objectif chiffré ambitieux pour leur valorisation, en commençant par des tris sélectifs sérieux. Et enfin, qu’il prévoie la création de centres
de recyclage au plus près des sites importants de production.
- Déchets ménagers et assimilés
....
Le déchet le mieux valorisé étant celui que l’on n’a pas produit,
Nature Environnement 77demande que le PREDMA hiérarchise par valeur décroissante la prévention, la réutilisation, le recyclage, les autres opérations de valorisation et propose pour chaque opération des objectifs chiffrés beaucoup plus
ambitieux : ne pas enfouir ni incinérer tout ce qui peut être recyclé ou composté à l’exemple de la communauté de communes de la porte d’Alsace.
Nature Environnement 77demande que le PREDMA affiche davantage la volontéde favoriser la réutilisation et le recyclage par l’installation de ressourceries, recycleries et déchetteries réparties dans l’espace régional au plus
près des sites de production de déchets, de favoriser davantage le compostage individuel dans les zones rurales et, dans les zones d’habitat plus dense, de généraliser le
ramassage des déchets verts et humides en vue de leur compostage collectif.
3. Evaluation des impacts environnementaux
. Transports
Le principe de proximité est évoqué sans être défini.
Les transports de déchets sont effectués essentiellement par la route, par camions, sur de longues distances et sont
fortement émetteurs de nuisances (bruit, émissions de CO2, CO, NOx, et particules).
L’objectif de réduction des émissions de CO2 imposé par le Grenelle de l’environnement n’est pas pris en
compte...........
Nature Environnement 77demande que le PREDMA affiche un objectif ambitieux et
chiffré de mise en place et d’utilisation des transports alternatifs incluant les déchets ménagers mais également les déchets d’activités économiques. La taxation des transports routiers
intégrant le coût de l’entretien du réseau routier permettrait de rendre visible la volonté de favoriser l’utilisation des autres modes de transport. La priorité clairement affichée et imposée
aux industriels doit être la réduction des émissions de CO2 et des polluants induits par les transports et non la rentabilité économique du moyen de transport. L’exemple du Syndicat Mixte
de la Vallée de l’Oise qui achemine 56 % de ses déchets par train pourrait être repris.
. Impact sur la santé et la qualité de la vie des riverains des décharges et incinérateurs
La « solidarité intrarégionale » ne semble aller que dans un sens : permettre aux
départements d’Ile- de-France et départements limitrophes de l’Ile-de-France d’amener leurs déchets en Seine-et-Marne.
Alors qu’une récente étude indique que les seine-et-marnais (source indicateurs transversaux URSAM Ile-de-France) ont l’espérance
de vie la plus courte de l’Ile-de-France, l’impact sur la santé humaine des riverains de ces décharges et incinérateurs est évoqué sans que ne soit prévue d’étude sanitaire.
L’impact sur l’environnement et la qualité de la vie est peu évoqué : odeurs, atteinte aux paysages, bruit,
pollution de l’eau et de l’air dus aux installations, mais aussi aux transports routiers.
Nature Environnement 77demande que le PREDMA prévoie systématiquement, en amont de tout
projet d’incinérateur ou de décharge, un large travail avec les populations et associations locales concernées ainsi qu’avec les associations départementales, que des études sérieuses sur les
impacts en termes de qualité de la vie des riverains (odeurs, atteinte aux paysages, bruit, pollution de l’eau et de l’air) soient réalisées et que,
pour les communes, des compensations autres que financières soient recherchées et mises en place.
NE 77 DEMANDE qu’une fois les installations réalisées, des mesures de contrôle de ces différentes nuisances par un organisme
indépendant soient financées par la collectivité.
Nous demandons :
- la mise en place par AirParif de stations de contrôle de la qualité de
l’air, sur la RN3
entre les deux plus importantes décharges de France Sita FD Villeparisis
et Rep VeoliaClaye-Souilly, ainsi que sous les vents dominants des différents incinérateurs.
- la mise en place par BruitParif d’une station de contrôle du bruit sur
la RN3 entre les deux plus importantes décharges de France Sita FD Villeparisis et Rep Veolia Claye-Souilly.
- la tenue de registres statistiques de surveillance de la santé des seine-et-marnais : registre de cancers (comme dans le
val de Marne).
. Disparition des terres cultivables
La Seine-et Marnereprésente en surface environ la moitié de l’Ile de France, les terres
de Brie ont été considérées de tous temps comme une partie du grenier de la France. Il n’est fait état à aucun moment de la nécessité de préserver ces terres pour permettre aux générations
futures de se nourrir dans le projet de Plan régional d’élimination des déchets........
Pour terminer,
Nature Environnement 77estime qu’il
serait nécessaire de ne pas considérer la seule rentabilité économique : la priorité doit être la réduction des déchets à la source.
La rentabilité environnementale à très long terme est (et sera de plus en plus) à
prendre en compte elle aussi, afin de protéger le droit de chacun, pour les générations présentes et futures, de vivre dans un environnement propre à assurer sa santé et son
bien-être.
Suggestion à transmettre à nos députés : Pour les installations industrielles, les normes de rejets de
polluants dans l’air et dans l’eau sont de plus en plus strictes. Nature Environnement 77 suggère que pour les activités économiques soient instituées des normes sur les masses des différents
déchets produits, avec des objectifs de réduction progressive des quantités.
Mme la Secrétaire Générale de la sous Préfecture de Meaux représentant Monsieur le sous Préfet.
Madame la Conseillère Générale du canton de Claye-Souilly
Un représentant de la mairie de Fresnes sur Marne
Un représentant de la mairie de Charny
Monsieur leresponsable de la DRIRE 77
Un représentant de la DDASS77.
3 représentants de la CIRE Ile de France(Institut de Veille Sanitaire).
6 représentants de Rep Veolia : 4 titulaires et 2 suppléants.
Notre association avait 2 représentants ainsi que NE77.
Aucuns représentants de la mairie de Claye-Souilly n’étaient présents.
Décharge Rep Veolia Claye-Souilly,
quelques chiffres pour
2008 :
- Surface289 hectares (anciennes terres agricoles de Brie)
- Plus de1 100 000 tonnesde déchets
enterrés.
(plus de 75% de déchets provenant hors de la seine et marne)
- Quantité annuel du biogaz brûlé (non valorisé) plus de 13 000 000 m3.
- Effectifs 130 salariés.
Bref compte rendu:
L’Institut de Veille Sanitaire ne donnera pas suite à la demande d’étude
sanitaire autour de Claye-Souilly déposée par ADENCA.
Nous n’avons pu obtenir aucuns renseignements sur le projet de captage de
CO2.
Aucuns procès-verbaux n’ont été dressés par la DRIRE pour non respect des
normes fixées dans les arrêtés préfectoraux :
1° dépassement du tonnage autorisé en 2007 et 2008
2° dépassement depuis 2004 des seuils d’arsenic dans le pièzomètre PZ5
(contrôlenappe souterraine), dont augmentation importante en 2008
3° concentration moyenne en SO2 (dioxyde de souffre) des 3 chaudières supérieures à l’arrêté préfectoral au lieu de 100mg/Nm3 :432, 398, 452 (année 2008).
Dans cette période difficile et afin de permettre l’embauche de salariés et laisser aux générations futures des espaces agricoles cultivables nous avons demandé
que l’activité soit plus dirigé vers le Tri recyclage que vers l’enfouissement.
En effet cette mégadécharge n’emploie que 130 personnes.
Réactions des riverains dans le projet de stockage de
co2 dans la région de Lacq Pyrénées Atlantiques
COTEAUX DE JURANCON ENVIRONNEMENT
Extrait assemblée générale du 14-5-2008
·le bien-fondé du refus d'une expérimentation industrielle, en zone urbanisée, viticole, agricole, ... et sismique. La mise en oeuvre
d'un projet pilote pour tester une nouvelle technologie non totalement maîtrisée a de quoi inquiéter les riverains.
·Le risque de fuite avéré aussi bien à court terme qu'à long terme et dénoncé par de multiples experts internationaux (article des Echos du 11/10/07)
représente une menacepour les humains et l'environnement. Il n'existe aucune méthode fiable pourévaluer la probabilité ou la gravité de tels risques. Il est
impossible de garantir un stockage techniquement sûr et permanent du CO2.
·…….
·Le
bien fondé du refus de léguer aux générations futures un cadre de vie dégradé situé sur un site industriel d'enfouissement de déchet.
·……
·La
nébuleuse autant technique que juridique qui entoure le projet, laissant dubitatifs de nombreux élus contactés, ...
·La totale méconnaissance de l'avenir : aucun engagement formel et formalisé après 2 années d'expérience pilote!!! Total s'accroche à
un cadre juridique qui l'exonère de toute responsabilité à long terme. Le transfert envisagé de propriété au gouvernement fait en sorte que les contribuables devront assumer et payer pour les
dommages qui pourraient en découler.