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Mardi 20 janvier 2009 2 20 /01 /Jan /2009 20:04




Consultez son site : http://carabidae.fr/
Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Manifestations, Musées et Divers
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Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /Jan /2009 19:40

Publicateur 30.7.1874

7.7.1874 acte Me Mounier

 

Mme Catherine Gabrielle Dupré, entrepreneur de voitures publiques et cultivatrice, demeurant à Claye-Souilly, veuve de Louis Pascal Cholet

 

Léon Louis Cholet fils aîné demeurant à Claye-Souilly.

 

Ont formé une société en nom collectif pour exploiter en commun

1.     les services de correspondance du chemin de fer du nord concédés à M. Cholet fils et Mme Cholet et tous autres qui pourraient se créer par la suite.

2.     et l’établissement agricole que Mme Vve Cholet et Mr Cholet fils aîné font valoir actuellement à Claye.

Durée de la société 6 ans commencé le 1.6.1874.

Fond social 71 139 F.

  Fourni par Mme Vve Cholet 64 139 F et 7 000 F Cholet fils aîné.

Raison sociale Veuve Cholet et fils aîné.

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Entreprises de Claye-Souilly
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Dimanche 18 janvier 2009 7 18 /01 /Jan /2009 21:01

        

LES MESSIERS

 Le soin de garder les vignobles était confié de temps anciens à des messiers. A l’origine, les vignerons de chaque localité étaient messiers à tour de rôle. La garde durait 24 heures ; celle-ci terminée, le messier remettait la hallebarde dont il était armé à son plus proche voisin et chacun prenait son tour. En temps normal le messier plantait sa hallebarde au plus haut de son champ et il la coiffait souvent de son chapeau pour attirer l’attention du voisinage qui savait trouver en lui un appui en cas de conflit avec des maraudeurs. Il faut dire que pendant qu’il travaillait à sa vigne, le chapeau était parfois pris comme cible par les gamins du village et s’effondrait sous les pierres. Le dimanche, les messiers se groupaient et, sous la direction du garde-champêtre, faisaient des tournées de surveillance qui aboutissaient généralement aux guinguettes du voisinage. Par la suite les messiers furent désignés dans une assemblée générale des vignerons de leur localité et présentés ensuite par leur municipalité à l’assermentation devant le juge de paix ; ils étaient alors admis à verbaliser et à appréhender au corps les malfaiteurs.

 Il y a près d’un demi-siècle, une joyeuse chanson narguait le rôle des messiers :

 « C’est nous qui somm’s les gardes Municipaux .Nous avons des cocardes A nos chapeaux, Même des hallebardes Pour prend’les Parigots, Ces voleux d’coqu’licots Des gard’s municipaux. » (sic)

 Source : La Banlieue sud de Paris par Albert Maugarny, 1936, imprimerie La Haute-Loire.

Relevé Par Annie Besnier. 

 

 

 

 

Les Messier issus de Marc, notaire à Claye, étaient alliés avec les familles suivantes :

 Bénard, Cabirolle, Cholet, Corenflot, Dupré, Duru, Duval, Fournier, Fanton, Ganneval,  Gormont, Grimpreau, Husson, Maupetit, Nonclair, Pitort, Thiessard, Varlin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : La famille "MAUPETIT"
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Jeudi 15 janvier 2009 4 15 /01 /Jan /2009 18:57

                                

                                     Orgue en cours de construction 09.2006 

                                                Photo Eladio Lopez             

                                                                                                          

          RECONSTRUCTION DE L’ORGUE DE L’EGLISE

                 ST ETIENNE DE CLAYE-SOUILLY

 

 

 

 

Cette année 2007 a vu l’aboutissement d’une aventure  qui commence  vers 1990 quand Jean-Jacques DONZE découvre, cloué contre le mur de la tribune du fond de la nef, des restes très anciens d’une boiserie d’orgue.

 Il prend contact avec Pierre DUMOULIN chargé de mission pour les orgues à l’ARIAM Ile de France (1) et après quelques mois de fréquents échanges Pierre DUMOULIN s’associe progressivement aux vues de Jean-Jacques DONZE : reconstruire complètement l’orgue de l’église.

 L’A.C.O.R.  « Association Clayoise pour l’Orgue Reconstruit » est créée le 5.4.1996.

 Il faudra beaucoup de ténacité à Jean-Jacques DONZE constamment soutenu par les membres de l’association A.C.O.R. (2) pour faire aboutir ce projet.

 L’accord de la municipalité de Claye-Souilly, puis l’avis favorable du ministère de la culture en 1999, le choix en 2003 du facteur d’orgue seine et marnais : Yves FOSSAERT de Mondreville et le financement :

 

 

 

-         L’Association Clayoise pour l’Orgue Reconstruit 16.76 %

 

 

-         La Commune de Claye-Souilly                                  33.24 %

 

 

-         Le Conseil Général de Seine et Marne                    25  %

 

 

-         La Région Ile de France                                            25  %.

 

 

 Et l’aboutissement de toutes ces années d’effort  le 7.9.2007 par la bénédiction de l’orgue  par Monseigneur Albert Marie de MONLEON, Evêque de Meaux, suivi d’un concert inaugural  par Olivier LATRY, organiste titulaire des grandes orgues de la cathédrale Notre Dame de Paris.

 Elément de notre patrimoine, pas seulement, élément de culture également, une classe d’orgue à l’école de musique vient de voir le jour.

 Cette association servira d’exemple nous en sommes sûrs pour la préservation ou la reconstitution d’autres éléments de notre patrimoine.

 Merci à Jean-Jacques DONZE et aux membres de l’A.C.O.R. (2)

 (1)     ARIAM Ile de France : Association Régionale d’Informations et d’Actions Musicales      9 rue La Bruyère 75009 Paris.

 (2)     A.C.O.R.   Association Clayoise pour l’Orgue Reconstruit.

 

 

 Source : Brochure Septembre 2007 A.C.O.R.

 

                           Atelier du facteur d'orgue Yves Fossaert à Mondreville 77

                                                                                     Photo Eladio Lopez

           

              Pour plus amples renseignements, consultez le blog de

                                   l’association ACOR :

 

                       http://orgue-claye-souilly.over-blog.com/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Patrimoine de Claye-Souilly
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Mercredi 14 janvier 2009 3 14 /01 /Jan /2009 18:48


Journal de s et m 11.9.1858

 

Une mère.

Le 15 août dernier, M. le juge de paix de Claye reçut une lettre ainsi conçue ou à peu près :

« Par pitié secourez un malheureux enfant victime des brutalités de ses parents ».

Suivait le nom et la demeure des parents et l’avis se terminait par cette phrase empreinte d’une douloureuse et effrayante instance.

« Il est encore temps ! »

La lettre n’était pas signée, mais ce n’était pas une de ces méchancetés anonymes que le mépris flétrit aussitôt qu’on les a lues, c’était un avis consciencieux donné sous le voile par la crainte d’un ressentiment qui pouvait être redoutable.

Immédiatement  M. Dufraigne, maire de Claye et en même temps docteur en médecine, qui se transporta au domicile indiqué chez les époux B..... L’avis était tellement vrai, les faits tellement graves que M. Dufraigne se hâta d’en informer M. le juge de paix qui revint avec lui et les constata judiciairement.

B....., âgé de 24 ans, manouvrier, et A...... M..... sa femme, âgée de 28 ans, ouvrière à la fabrique de toiles peintes, font assez mauvais ménage. Ils ont trois enfants. Il n’a pas été question du premier, et le troisième fort jeune est en ce moment nourri par sa mère ; mais le second âgé actuellement de 26 mois, avait été mis en nourrice, et retiré le 6 juin dernier. A cette dernière époque c’était un enfant fort et bien portant, intelligent et gai, il courait et babillait toute la journée.

Or, jusqu’au 15 août, pendant sept semaines de séjour chez sa mère, le pauvre petit n’a cessé

d’être en butte aux plus odieux traitements. Garotté dans son berceau, les mains liées sur sa poitrine, ses petits pieds croisés l’un sur l’autre, liés ensemble et attachés au pied du berceau, il fallait qu’il restât immobile. Sa mère sortant quelquefois de chez elle à 10 heures du matin et n’en rentrant qu’à 9 heures du soir, avait trouvé ce moyen de s’en débarrasser en le laissant ainsi croupir dans la fange et défaillir faute de nourriture.

Et croirait-on que malgré cette torture prolongée à ce point que l’épine dorsale du petit malheureux en était en partie dénudée, le temps où il était ainsi seul et abandonné était encore son meilleur temps ; il avait fini par pleurer peu alors, mais lorsque sa mère était là, les voisins étaient sans cesse révoltés non seulement des cris de l’enfant, mais du bruit des coups

que l’indigne mère faisait pleuvoir sur le pauvre petit être avec un martinet.

Ainsi M. Dufraigne le trouva-t-il à l’état de squelette, le mot est dans son rapport : le corps

couvert de plaies purulentes, la figure toute d’un bleu jaunâtre tant les contusions étaient rapprochées les unes des autres, dans un état de saleté à peine concevable, ses vêtements

pleins de tâches de sang. L’enfant ne savait plus parler, ne pouvait plus ni marcher, ni se tenir,

il avait les yeux hagards, il atteignait au dernier degré du marasme et n’avait pas quinze jours à vivre.

M. le juge de paix fit demander à sa nourrice, la femme C.... de Messy, si elle voudrait le

reprendre ; la brave femme accourut et le remporta. On a su d’elle que dans une visite qu’elle avait fait quelque temps auparavant à son nourrisson, elle avait pleuré abondamment en le voyant dépérir. Sa douleur n’avait pas ému la marâtre.

Elle était, à l’audience, la nourrice, au nombre des témoins ; elle avait apporté l’enfant, et tout l’auditoire oppressé au récit des souffrances du petit innocent, a pu constater avec intérêt l’effet de la différence de soins. Il est revenu à la vie, il a repris en partie ses forces et ses couleurs, et M. Dufraigne le déclare sauvé.

M. Guillemin procureur général a enregistré avec une chaleureuse indignation la conduite de la mauvaise mère. A peine avait-il à insister sur la culpabilité. «Les faits parlent d’eux-mêmes, a-t-il dit, et en leur présence il n’est pas un cœur honnête qui ne se sente révolté »

Qu’avez-vous à dire pour votre défense ? a demandé M. le Président à la prévenue.

Celle-ci qui a bien voulu avouer qu’elle était d’une humeur un peu emportée, n’a rien osé dire et est restée courbée sous la réprobation générale.

Le tribunal l’a condamné à 18 mois de prison.

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Claye-Souilly-découverte
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