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PATRIMOINE DE CLAYE-SOUILLY : LA CHAPELLE BENARD-DUVAL.
Elle est située dans la partie gauche du cimetière de Claye-Souilly.
Construite vers 1872 en pierres avec une porte en fer forgé, cette chapelle est l’œuvre d’un artisan local Eustate Patron.
Dans cette tombe ont été inhumés :
- Jean Baptiste Etienne Bénard, décédé le 26/9/1872, maire de Claye-Souilly de 1866 à 1869, qui avait fait don d’un vitrail à l’Eglise St Etienne et avait fait construire la maison avec la véranda qui surplombe le canal de l’Ourcq.
- Etienne Philéas Bénard, son fils, décédé le 11/3/1895, qui avait fait construire
« le château des Tourelles ».
- Louise Agathe Carpentier décédée le 16/12/1898, épouse d’Etienne Philéas.
- Louise Emma Bénard , décédée le 2/6/1885, fille d’Etienne Philéas Bénard et d’Agathe Carpentier, épouse d’Hyppolite Duval, chevalier de la légion d’honneur.
Sources :
AD 77 : recensements.
CGB : BMS Claye-Souilly.
AN : L 088 3039.
André Godard
Ce jour là André Godard jouait au foot
La Liberté de s et m 8.1.1963
CLAYE ( ailier droit l’international Godard !) battu par MITRY
Mitry assura son succès en première période (3-0). En deuxième mi-temps, le jeu fut équilibré (score final : 4-2 pour Mitry).
Buts pour Mitry : Lejeune, Claude Degelas, Liébart, Richard Degelas. Pour Claye : Grondin, Antonuitti.
A Claye l’ailier droit n’était autre que l’International Godard (poids et disque) qui remplaçait Mabillon partit au service militaire.
André GODARD
Né le 27 février 1939 à Châtillon-en-Dunois (Eure et Loir) de parents très attachés à la terre.
Il est élève de l’école des garçons de Claye-Souilly puis au Collège de Lagny.
En 1972, il épouse Stanislava enseignante d’origine Polonaise, ils auront quatre enfants :
- Catherine professeur de mathématiques
- Pierre qui exploite la ferme avec lui
- Jean professeur de gymnastique (a battu le record de France de saut à la perche de Thierry Vigneron)
- Isabelle chercheur en biochimie au CNRS.
Il a débuté à l’AS Chelles et Cheminots dans les années 50, il y sera formé par Pierre Duport. En 1961 il était « le premier français à lancer le poids au-dessus de 17 mètres » (record personnel 18 mètres 03), « 5 fois Champion de France du lancer du poids »,
29 fois international au poids et au disque.
Il a participé aux Championnats d’Europe à Belgrade en 1962.
Président de l’AS Chelles et Cheminots section Athlétisme de 1982 à 2002.
Puis entraîneur de lancer au club de Tremblay-en-France à partir de 2004.
Depuis 1953 il travaille la terre, il est aujourd’hui encore exploitant avec son fils Pierre de l’une des dernières fermes située sur le territoire de Claye-Souilly.
D’un caractère bien trempé, la sagesse ressort de ses propos lorsqu’il parle de son métier d’Agriculteur :
« Pour moi, ce n’est pas simplement un métier. C’est une façon d’envisager la vie. Je vis au rythme des saisons, du temps qu’il fait, en harmonie avec la nature ».
Agé de 69 ans aujourd’hui André Godard mène encore de front sa double activité d’Entraîneur et d’Agriculteur, et si sa santé le lui permet pour quelques années encore.
Nous n’oublierons pas sa sœur Lucette, élève de l’école des filles, enseignante, sportive de haut niveau dans les lancers de poids et de disque, entraîneur puis secrétaire de la section ASCC Athlétisme et juge fédéral Lancers, qui est comme lui amoureuse de la terre.
André et son fils Pierre sont parmi nos derniers agriculteurs, ils protègent nos champs, s'ils venaient à disparaître Claye-Souilly y perdrait son âme.
Source : Archives privées Famille Godard.
Collection Moreau
François Joseph MOREAU
Fils de François MOREAU, aubergiste et de Marie Anne MONNOT
Il est né le 3/3/1789 à Auxonne (Cote d’Or)
Il épouse :
- en 1ère noce le 31/12/1814 à Paris Virginie Evrat (qui décède en 1833 du choléra), fille de Jean Alexis Evrat, médecin chef à l’hôpital militaire de Meaux en 1792 puis ensuite gynécologue.
De cette union naîtra 9 enfants : Alexis (1815), Bathilde (1817), Albert (1819), Joseph (1821), Armand (1823), Edmont (1824), Anatole (1826), Alfred (1830) et Ernest (1833).
- en 2ème noce le 30/8/1841 Marthe Botot (fille de Louis Marie Botot, propriétaire à Claye-Souilly et qui fut l’éminence grise de Barras).
De cette union naîtra Jules (1842), décédé l’année suivante.
Après de brillantes études secondaires à Dijon, il étudie la médecine à Paris dès 1808
Elu à l’Académie de Médecine, section chirurgie (1821)
Nommé Professeur Faculté de Médecine (1823)
Appelé à l’embaumement de Louis XVIII, chirurgien de Charles X (1824)
Secrétaire Académie de Médecine, section chirurgie (1827-1829)
Il acquiert une ferme à quelques kms de Brie Cte Robert. (1830)
Médecin accoucheur d’enfants de sang royal (1830)
Médecin hôpital de la maternité (1831)
Il accouche la Reine Louise de Belgique de son 1er fils (24/7/1833)
Président de l’Académie de Médecine (1838)
Il accouche la Duchesse d’Orléans d’un fils qui deviendra le Comte de Paris (24/8/1838)
Il achète le château de Courtry, grand domaine comprenant 3 fermes, il s’occupera beaucoup de cette propriété dont il assèche l’étang. (1841)
Le Duc d’Orléans meurt, il participe à l’embaumement (13/7/1842).
Maire de Courtry de 1855 à 1862
Il décède en 1862 et est enterré au cimetière Montparnasse.
Marthe sa seconde épouse continuera de vivre dans le château de Courtry jusqu’à 1865, puis se retirera à l’abbaye de Livry, puis à Paris rue de la visitation, venant l’été à Montfermeil où elle meurt le 5/6/1822.
On lui doit :
Traité pratique d’accouchement (1839-1841)
Pour mémoire :
-son beau frère Jules Botot fut Maire de Claye-Souilly de 1835 à 1852.
-son beau frère Georges Rouget (1783-1869 ) (époux de Antoinette Amica Botot) fut peintre d’histoire, Versailles possède un certain nombre de ses œuvres.
Sources :
Sites Geneanet : Bruno Corpet, Jacques Moreau
Extrait biographie établie d’après les travaux de Claude Pierre Hautefeuille et André Moreau Neyrat
Courtry des Origines à nos jours Maury Septembre 1987
Médiathèque de Meaux : Grand dictionnaire universel du 19ème siècle Larousse.
Musée du Louvre, département arts graphiques : Album de dessin de Georges Rouget.
Je tiens à remercier tout particulièrement Monsieur Jacques Moreau pour sa précieuse collaboration.
Cahier de Georges Rouget (Le Louvre) Photo M. Lopez