Le 12 courant à 1 heure après midi, les nommés Colin Charles, 41 ans, et Laillier Théodule, 25 ans, tous deux charretiers revenaient
de Claye et étaient sur la route de Chelles, conduisant une voiture attelée de sept chevaux, quand arrivée au lieudit « les Trois
Tilleuls », un des chevaux de Laillier lança une ruade qui atteignit ce dernier à la poitrine et le fit tomber à terre.
Immédiatement, Colin se précipita au secours de son camarade, qui poussa deux soupirs et mourut sans prononcer une seule
parole.
Le docteur Gachet, de Claye, après avoir examiné le cadavre, a déclaré que la mort avait été déterminée par suite d’une lésion du
cœur.
Le patron M. Baron Armand, qui est assuré contre les accidents à la compagnie « La Mutuelle Générale Française », a pris les
mesures nécessaires pour les obsèques de son charretier et a averti la famille du défunt, qui a été transporté à son domicile.
Le cheval, auteur de l’accident, est un animal très ombrageux, dont les charretiers feront bien de se méfier à l’avenir.
Le18 courant, entre cinq et six heures du soir, le jeune Gaston Lignot, âgé de 4 ans, jouait sur le bord du canal de l’Ourcq,
lorsqu’il tomba dans ce cours d’eau.
Attiré par les cris de l’enfant et de plusieurs personnes, son frère aîné, Marius, âgé de quatorze ans, se jeta résolument à l’eau et
parvint, non sans peine, car déjà le courant l’entraînait à le retirer du canal sain et sauf.
Nous adressons au jeune sauveteur, dont ce n’est pas le début, nos plus vives félicitations.
Quatre gamins répondant aux noms de V… Victor 11
ans, P… Ernest 15 ans, L…
Albert13 ans, C… Armand, même âge, demeurant chez leurs parents de Claye sont poursuivis pour
avoir insulté de façon la plus grossière l’instituteur de cette commune le 15 juillet dernier. Le jeune V… qui a poussé ses camarades à dire des injures est condamné à 24 H de prison, les
derniers sont quittes avec une amende de 16 F.
Article paru le 20 juillet 2009 sur le site de Terraeco
Rédacteur Karine Le Loët
Journaliste à Terraeco (Paris)
Séquestration carbone : le point sur les projets
La France, comme d’autres pays, s’est engagée dans la course à la séquestration carbone, notamment en soutenant l’expérience de Total à Lacq, dans les Pyrénées
Atlantiques. Petit tour d’horizon des projets en cours, alors que les discussions vont toujours bon train sur le bien fondé et les dangers éventuels de ce procédé technique.
………
La séquestration et le stockage de carbone (CSC) part d’une idée simple. Si le dérèglement climatique est dû – entre autres - au relâchement de dioxyde de carbone
dans l’atmosphère, pourquoi ne pas pomper le gaz fautif à la base plutôt que de le relâcher ? En captant par exemple le CO2 directement à la cheminée de l’usine avant d’aller
l’enfouir loin sous la terre ou la mer, là où il ne pourra plus s’échapper. Simple oui. Du moins, a priori... Car la technique est plus complexe qu’elle n’en a l’air. Coûteuse, elle demande une
consommation de combustibles fossiles accrue (il faut de l’énergie pour capter, transporter et stocker le carbone). Pis, pour les associations de protection de l’environnement, elle détourne les
financements des énergies renouvelables, vraie solution à la crise énergétique.
Mais la CSC est surtout loin d’être au point. Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat (GIEC), la technologie ne sera disponible à grande échelle
qu’en 2030 et fiable... qu’en 2050. En attendant, la France s’est lancée dans la recherche. A renforts de gros sous. En 2008, suite au Grenelle de l’environnement, le gouvernement a lancé
un fonds de recherche de 400 millions d’euros réservé au développement des nouvelles technologies de l’énergie. Au cœur de cette cagnotte, 100 millions d’euros ont été affectés à la CSC.Trois
projets sont sur les starting blocks.
- Total à Lacq (Pyrénées Atlantiques)
C’est le premier projet pilote français à tester la chaîne complète du processus CSC. Depuis le captage sur la cheminée d’usine jusqu’au sol de stockage.
Autorisation du préfet en poche depuis fin mai, Total devrait mettre en route la machine dans les mois qui viennent. Le projet doit tester la méthode dite d’oxycombustion. En clair, il s’agit de
remplacer l’air circulant dans la chaudière par de l’oxygène pur. Au bout du conduit, on obtient alors moins de fumée mais une fumée très concentrée en CO2 et plus facile à capter. Le CO2 est
alors acheminé par pipeline. Direction : le puits de Rousse, à 27 kilomètres de là. Le CO2 sera alors injecté à 4 500 mètres en lieu et place du gaz naturel qui occupait autrefois les
alvéoles de la roche poreuse. Garantie de sécurité, assure Total, cette roche est située sous 2 000 mètres d’argile et de marne qui ont "déjà résisté à la formation des Pyrénées". Ce
projet dans lequel Total a investi 60 millions d’euros, est destiné à capter et à séquestrer 150 000 tonnes de CO2 pendant les deux ans que durera l’expérience. Mais l’objectif ultime du
pétrolier est d’acquérir un savoir-faire unique en matière de captage de CO2... et d’exporter cette compétence.
Deux associations, Coteaux de Jurançon Environnement et la Sepanso soutenue par France Nature Environnement, s’opposent à ce "projet inutile, coûteux, et à
risques pour les riverains". Elles dénoncent le choix aberrant du puits de Rousse comme lieu de stockage. "Nous sommes sur la faille pyrénéenne, sur une zone sismique, souligne
Marie-Laure Lambert, membre du réseau juridique de FNE. On ne sait pas si, à long terme, les failles ne vont pas se rouvrir. S’il y a un accident et une évacuation brutale de gaz, le CO2 peut
devenir mortel à partir d’une concentration de 20% dans l’atmosphère. Et c’est un gaz indolore et indétectable. Quelqu’un peut le respirer sans s’en rendre compte.""Par les
micro-fissures du sol, il peut y avoir des remontées de CO2 et une acidification des sols."Les associations ont attaqué l’autorisation
préfectorale le 13 juillet pour demander l’annulation du projet. L’association souligne aussi le risque pour les sols, dans cette région viticole.
Veolia Environnement à Claye Souilly (Seine et Marne)
Annoncé en mars 2008, le pilote de captage et de stockage géologique de CO2 est toujours dans les tuyaux. Il doit voir le jour à Claye Souilly, en région
parisienne. Là, la branche "Propreté" du groupe s’occupe déjà du stockage de déchets non dangereux. D’une pierre deux coups. Veolia s’attèlera désormais à capter le CO2 issu de la valorisation de
ces déchets. En effet, lorsque les déchets se décomposent, ils émettent du biogaz. Chauffé, celui-ci produit de la vapeur qui, en entraînant une turbine, fabrique de l’électricité. Sauf que la
combustion dubiogaz émet aussi du CO2. Veolia s’est donc promis de le récupérer avant de l’injecter dans un aquifère salin. "A 1 500 ou 2 000 mètres de profondeur dans le cas du
bassin parisien, [ils] présentent des caractéristiques optimales pour le retenir", souligne le service de communication de l’entreprise. Actuellement, l’entreprise achève de mesurer la
faisabilité(technique, environnement, santé, économique, juridique…) du projet et mène notamment des études géologiques pour s’assurer de l’étanchéité du réservoir. L’entreprise
promet de capter et stocker ainsi 200 000 tonnes de CO2 par an et de devenir ainsi le site français le plus important dans le secteur. "Si
ce programme est concluant, ses applications serontdéveloppées au niveau mondial", souligne Veolia.
Là aussi les riverains se rebiffent. L’association de défense de l’environnement de Claye Souilly et ses Alentours (Adenca) soutenue par France Nature Environnement
demande notamment une explication publique et des renseignements sur les risques encourus. "Nous n’avons aucune information, ni de Veolia, ni de la DRIR, ni des élus. C’est une véritable
Omerta, souligne Mireille Lopez, présidente d’Adenca. On va servir de cobayes et on n’aura pas notre avis à donner." L’association ne cache pas son inquiétude. "Ça va être le premier projet
français dans des aquifères salins. Il y a eu quelques essais fait en Norvège mais dans la mer et pas dans un secteur aussi densément peuplé. La couche dans laquelle le CO2 va être injecté couvre
tout le bassin parisien, et c’est un véritable gruyère. On ne sait pas où le CO2 risque de ressortir", s’alarme Mireille Lopez.
Souvent la peur d’un mal nous conduit dans un pire…
M. François Roux, âgé de 19 ans, agent de vente de charbons, demeurant à Paris, en a
fait, mercredi dernier, la cruelle expérience.
Il était monté sur l’impériale de l’omnibus qui fait le service entre la gare de Mitry-Mory et Claye.
En passant sur le pont du canal de l’Ourcq, les chevaux du véhicule s’effrayèrent à la vue d’un bateau qui suivait doucement le fil de
l’eau et se jetèrent, brusquement à droite contre le parapet en fer.
La violence du choc fut telle que le parapet fut faussé et presque entièrement renversé.
M. Roux, perdant alors tout sang froid, et croyant que la voiture allait tomber dans le canal, quitta vivement sa place et sauta à
terre.
Cependant, le cocher avait complètement enrayé les roues de l’omnibus et était descendu de son siège pour calmer ses chevaux.
Il fut surpris de trouver sur le sol son voyageur qui faisait de vains efforts pour se relever.
Le jeune homme s’était, en effet, tordu le pied dans sa chute.
Transporté à Claye, M. Roux put d’ailleurs, le soir même, regagner son domicile.