Il habitait au bout de cette rue.
HISTOIRE SOUILLY : Gabriel BOYROT
Né en à 1896 Liévin (62).
Il était artisan ébéniste depuis 1926 à Souilly, il avait créé une fabrique de meubles, avec un associé, qui brûla en 1935. (voir
article ci-dessous)
Il sera conseiller municipal de 1947 à 1952, sous la mandature d’André Benoist, adjoint au maire de 1959 à sa mort, sous la mandature d’André Darfeuille.
« Il avait conscience de son rôle public et l’assumait avec bon sens et énergie, il
était fidèle à son idéal et avait une grande bonté de cœur. Il était humain et
loyal. Sa disparition prive le conseil municipal d’un collaborateur
précieux ».(sic trait d’union)
Il décède le 1/7/1962.
Sources : Trait d’union 1963.
Journal de s et m
17.8.1935
Un incendie d’une rare violence a presque complètement détruit dans la nuit du 7 au 8 courant la fabrique de meubles
de Mrs Gabriel Boirot et Gonvot, située à la sortie sud de Souilly.
Vers 23 h15 la bonne du contremaître Melle Inès Mazoyer constata, en ouvrant une fenêtre, que de grandes flammes
s’échappaient du bâtiment central. Son patron donna l’alarme et, bientôt les pompiers étaient sur les lieux et deux lances étaient mises en batterie. Les sapeurs durent protéger les maisons
voisines habitées par les familles Garnier et Rochut, qui durent transporter leur mobilier à 50m du foyer.
Malgré les efforts des pompiers
le feu, alimenté par des stocks importants de bois sec et par des matières extrêmement combustibles, prit de grandes proportions. Les toitures de l’usine, du magasin et du hangar s’effondrèrent
et les bâtiments eux-mêmes furent très endommagés. Le matériel des ateliers, les accessoires, le bois brut, furent entièrement consumés. Les dégâts couverts par une assurance se chiffrent par plus de 150 000 F.
Le 8 à 6h tout danger était écarté, les habitations voisines de l’usine purent être réintégrées par leurs
locataires.
Les causes du sinistre n’ont pu être déterminées. Le courant électrique,
qui actionne les machines, avait été coupé le soir, après le départ des ouvriers, au nombre d’une dizaine, et les portes avaient été fermées par un des propriétaires, M. Gabriel Boyrot de
Souilly ; personne n’a rien remarqué d’anormal.
L’immeuble appartenait à un propriétaire parisien M. Bloch. La fabrique
était toute récente puisqu’elle avait ouvert le 15 mars dernier.
Cet atelier occupait 11 ouvriers qui vont se trouver malheureusement au
chômage pour quelque temps.