Bon nombre d’archives de la commune ayant disparues, après le passage des prussiens, la première trace de l’école à Claye retrouvée dans les bibliographies date du 23 juin 1637 lorsque Dominique Seguier provoque un arrêt du Parlement interdisant à Jean de Rome, huguenot, d’y tenir école. A dater de 1667 un maître d’école enseignera régulièrement à Claye.
Certains enfants, beaucoup plus de garçons que de filles se réunissaient de la Toussaint au mois d’avril chez le maître d’école et apprenaient les rudiments de la langue : écrire leur nom, signer et lire, c’étaient ceux dont les parents pouvaient payer.
(rappelons qu’à cette période n’importe qui pouvait s’établir maître d’école).
A Claye le 7.7.1793 Jean-Baptiste Lassaut, aubergiste a été nommé maître d’école, mais jusqu’à 1830 on ne connaît pas l’emplacement de la classe.
Le 27.4.1825 la commune de Claye-Souilly acheta à Madame la Duchesse de Polignac un ancien pigeonnier et divers bâtiments qui furent transformés pour partie en école, logement pour l’instituteur, prison et logement pour le concierge de la maison d’arrêt.
En 1830 les travaux enfin terminés, les enfants purent intégrés leur classe, au 1er étage de cet ancien pigeonnier ; dans le grenier on voyait encore des bougeottes (casiers à pigeons) et sous la classe se trouvait la prison (l’école était située au bord du canal de l’Ourcq, près de l’actuel garage à bateaux).
Pendant quelques années l’école n’eut qu’un instituteur et qu’une classe de 63 m2, coupée en deux par une cloison qui recevait les garçons d’un côté et les filles de l’autre (jusque vers 1833), carrelée en terre cuite, éclairée par 3 grandes fenêtres ; pour « élever l’instituteur » un marchepied avait été fabriqué sur lequel était posé son bureau ; il y avait 8 à 10 élèves par table et un tableau noir ; on y recevait environ 75 élèves.
Ce n’est que quelques années plus tard que s’ouvrit une petite classe installée dans 2 pièces distraites du logement de l’instituteur : 70 enfants y étaient reçus ; l’exiguïté des pièces obligeait, même en hiver, à ouvrir régulièrement les fenêtres pour renouveler l’air ; elle ne possédait que 3 tables et deux petits bancs, les autres enfants s’asseyaient par terre, il y avait également un tableau noir.
Le logement de l’instituteur se composait de 3 grandes pièces et d’un petit cabinet, pour y accéder il fallait traverser la petite classe.
L’un de ces instituteurs, Monsieur Viron, conscient des risques engendrés par la proximité du canal de l’Ourcq organisa des cours de natation.
C’est dans cette école qu’étudia Eugène Varlin.
En 1849 l’école était toujours payante, la rétribution mensuelle par enfant était de :
pour les enfants qui apprenaient à lire 1 F
et pour ceux qui lisaient et écrivaient 1 F 50
Cette année là il fut décidé par le conseil municipal que 30 élèves seraient admis gratuitement à l’école communale.
Le 14.11.1869 Le maire Louis Lair et le conseil municipal décidèrent la création d’une garderie d’enfant gratuite (sur une proposition du conseiller municipal Hector Japuis) pour venir en aide aux familles laborieuses.
Le 16.6.1879 Le Maire Hector Japuis et le conseil municipal votèrent la gratuité de l’école pour l’année 1880, confirmée à titre définitif le 3.2.1880.
Enfin le dimanche 18/10/1885 furent inaugurés les écoles de filles et de garçons du parc (actuellement Eugène Varlin et Pierre et Marie Curie).
Sources :
Histoire de Claye Emile Guichard édité dans le bulletin paroissial à partir du N° 19 de 1950
AD 77 : 4op 118/2, 118/5 et 1T, monographie de l’Instituteur 1888,
Médiathèque de Meaux : Echo de la Brie 7.11.1885,
CGB : Histoire de l’enseignement primaire dans la Brie , Théophile Lhuillier,
Eugène Varlin par Maurice Foulon, Edition Mont-Louis.
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