CLAYE-SOUILLY DECOUVERTE : HISTOIRE, GENEALOGIE, PATRIMOINE, ENVIRONNEMENT

Eugène VARLIN
Petite Gazette de Dammartin et ses environs 7/4/1895
Un sieur Levasseur Louis, journalier au service de M. Lantenois à Villevaudé, travaillait, ces jours derniers, au lieu dit « La Ferme morte » près de la route de Claye. Il avait déposé
un gilet au bord du fossé, quand le soir venu, Levasseur voulut reprendre son vêtement, il s’aperçut qu’une montre en argent d’une valeur de 50 F qui était dans la poche avait disparu. La
gendarmerie recherche le voleur.

AD77 série S
A Melun le 10 décembre 1888
A Monsieur le maire de la ville de Claye
J’ai l’honneur de vous adresser conformément à la demande que vous m’en avez faite le 3 courant, expédition de l’ordonnance royale du 23 mai 1841 qui a autorisé les frères Japuis, fabricants de toiles peintes, à exécuter dans le lit de la rivière de Beuvronne, différents travaux ayant pour but d’utiliser une chute d’eau comme moteur des machines de leur fabrique.
Cette ordonnance et les documents que je vous ai fait parvenir précédemment, me paraissent devoir suffire à trancher la question litigieuse, et d’ailleurs le dossier de l’affaire ne contient rien de plus explicite.
Le Publicateur 19/11/1902
Hier lundi a été célébré, à la mairie de Claye, le mariage de M. Léon Mathieur, greffier de la justice de paix de Moret, avec Melle Berthe Pelletier, fille de l’honorable maire et conseiller d’arrondissement.
Dans la salle des mariages toute remplie de fleurs et garnie de trophée et drapeaux aux couleurs nationales, M. l’adjoint Delabarre a rempli la fonction d’officier d’état civil et adressé ses souhaits de bonheur aux jeunes époux, dont les témoins étaient MM. Girod, député, et Labiche, juge de paix de Moret pour le marié, et, pour la mariée, MM Gavroy et Legendre ses oncles.
Un orchestre symphonique, dont faisaient partie nos amis Louis Cadet et Massolini, s’est fait entendre plusieurs fois durant la cérémonie, qui s’est terminé par une belle et touchante allocution de M. Delbet, député.
A dîner, qui a eu lieu dans les salons de l’hôtel du Cheval Blanc, des toasts ont été portés par MM. Girod et Derveloy, députés.
Outre les personnalités déjà mentionnées assistaient encore à cette belle cérémonie, tenant à apporter en cette circonstance le témoignage de leur sympathie à M. Pelletier et aux siens, MM Gaston Menier, député, le juge de paix de Versailles, Logre, directeur de l’usine de Noisiel, Fouchard, conseiller municipal de Meaux, Bezin, meunier à Meaux, etc…
Four à plâtre, Gravure Charles JACQUE
ANNET SUR/MARNE :
Le Publicateur 25/8/1856
Un bien triste accident est arrivé jeudi, dans une carrière à plâtre exploitée par M. Lepaire de Lagny, sur le territoire d’Annet : des ouvriers ont été ensevelis sous un éboulement considérable qui s’est produit à 700 m à l’entrée de la carrière et à 60 m environ de profondeur. Ce n’est qu’après cinq heures d’un travail opiniâtre qu’on a pu retirer sain et sauf un des trois individus, qui s’était comme renfermé, par un hasard providentiel, dans une espèce de cage. Avertis de ce funeste évènement par le télégraphe, M. le sous Préfet de Meaux et le Capitaine de gendarmerie se sont immédiatement transportés sur les lieux….
Vers 3 h du matin on a retrouvé le cadavre du maître carrier ; il avait eu la colonne vertébrale brisé et était mort sur le coup. Depuis ce moment les recherches continuent nuit et jour pour retrouver la troisième victime. Deux escouades de 30 hommes chacune se relèvent de 6 h en 6 h…
Le zèle courageux des ouvriers carriers, dans les 48h qui viennent de s’écouler, ne faiblira pas plus que le dévouement des fonctionnaires qui veillent avec eux.
Le Publicateur 30/8/1856
Dimanche matin seulement, après trois jours de recherches persévérantes, on est parvenu à retrouver sous les décombres le cadavre du troisième ouvrier. L’inhumation s’est faite le même jour, et M. le sous Préfet, qui était resté sur le lieu de l’évènement pour encourager les travailleurs, suivi de la population presque toute entière, a accompagné les deux victimes jusqu’à leur dernière demeure.
C’est pour nous un devoir de ne point passer sous silence le dévouement dont a fait preuve, dans cette triste circonstance, M. Makovieski, garde-mine, qui pendant trois jours et trois nuits n’a pas quitté M. le sous Préfet, et dont l’expérience n’a pas peu contribué à soutenir le courage des ouvriers. Parmi ces derniers, il faut citer les nommés Péradon, maître carrier ; Auguste Marguerite, Jacquinot, Mahoux, Marguerite père, Honoré Marguerite, ouvriers carriers ; Baraquin, maître carrier ; Demangin et Houlet, rouleurs.