Vendredi 5 juin 2009

Almanach historique topographique et statistique du département de Seine et Marne

et du Diocèse de Meaux 1862


Monsieur Sylvestre de Saint Abel, dans un article publié il y a un siècle dans les mémoires de la société littéraire d’Auxonne, sous ce titre : Observations sur un usage singulier, rapporte qu’il existait de temps immémorial, à Mitry-Mory, un usage barbare consistant à battre et même meurtrir sans pitié toute femme ou toute fille de quelque âge qu’elle soit, rencontrée seule et sans lumière, la nuit dans les rues ou sur les chemins du village ; l’auteur termine en s’indignant de ce que les magistrats ne tâchent point de faire cesser cet usage qui a, dit-il, produit bien des malheurs.

Il paraît que cette cruauté était une pure invention de l’auteur, ou tout au moins de quelque plaisant qui s’était joué de lui ; car le curé de Mitry, M. Touroude, s’empressa de réfuter la notice de M. de Saint Abel dans le journal des savants (n° de février 1774, p 110) en certifiant qu’un tel usage n’avait jamais existé dans sa paroisse.

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : MITRY-MORY
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Jeudi 4 juin 2009
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Le Publicateur 20.7.1867

 

Dimanche dernier tout était en liesse à la fabrique d’impression sur étoffes de M.M. Japuis et Kastner une fête a été organisée en réjouissance de la médaille d’or obtenue par les directeurs à l’Exposition Universelle.

Après la messe a eu lieu un banquet où n’a cessé de régner la gaieté la plus franche. Le soir un bal a été offert aux ouvriers et ouvrières de la fabrique à qui revient une part de l’insigne honneur décerné à leurs patrons puisqu’ils ont contribués par leurs efforts à accroître la réputation de cette manufacture déjà si bien établie par de nombreux succès antérieurs.

Les habitants du bourg acceptant avec empressement l’aimable invitation se sont réunis aux héros de la journée. Les 200 personnes qui y ont assistés ont été charmées par l’affabilité de Mmes Japuis et Kastner.

Cette fête a laissé dans le pays la plus heureuse impression.

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Claye-Souilly-découverte
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Mercredi 3 juin 2009


AD77 série M10111

Incendie du 22/3/1854

Le 28/3/1854

Mr le Préfet

Je me suis rendu hier à Claye aussitôt que j’ai été prévenu par la gendarmerie qu’un incendie qui menaçait de devenir considérable avait éclaté dans la section de Souilly dépendante de cette commune, malgré la diligence que tout le monde a mis ans cette circonscription j’ai trouvé en arrivant à onze heures du soir environ douze travées de bâtiment complètement consumées, le feu a commencé à 5 heures et demi et fini a peu près à 9 heures et demie. Les pompiers de Claye et d’Annet se trouvaient sur les  lieux mais dès 6 heures du soir, c’est-à-dire en arrivant le capitaine de Claye et ses hommes ont reconnu l’impossibilité de faire autre chose que de circonscrire le feu de préserver le voisinage.

Les secours n’ont pas manqué : au dévouement de toute la population et des pompiers est venu se joindre celui d’un détachement des 9ème et 10ème cuirassiers qui était de passage à Claye et qui, sous la conduite et l’exemple du lieutenant qui le commandait couru au feu et a rendu tous les services possibles pour le sauvetage des meubles et effets déposés dans le rez-de-chaussée des habitations atteintes par le feu.

Tous les efforts ont été en grande partie paralysés par l’éloignement de l’eau et surtout par la rapidité de l’incendie, toutes les fois qu’il dévore des  toitures en chaume les bâtiments incendiés étaient tous couverts de cette façon et le feu s’est arrêté à la 1ère toiture en tuile, heureusement le vent n’a pas soufflé pour augmenter la perte et le danger.

Je vous adresserai le tableau de renseignements dès qu’il aura été rempli par le maire en attendant je m’empresse de vous faire part que les chaumières servaient d’habitation à 7 ménages d’ouvriers dont quelques uns ont sauvé une partie de leur mobilier, mais qui néanmoins dans un besoin pressant, il ne paraît pas qu’aucune partie du mobilier soit assurée.

Je serais donc très reconnaissant, Monsieur le Préfet, si vous pouviez m’accorder sans retard sur les fonds départementaux un secours de 400 à 500 F que j’irais distribuer au nom de l’ Empereur à ces braves gens. Les secours pour perte qu’ils peuvent recevoir plus tard n’auront plus l’opportunité quelques considérables qu’ils pourront être d’une somme de 50 F donnée à chacun dans la mesure où la femme et les enfants n’ont ni abri, ni linge, ni meubles.

On ignorait encore cette nuit la cause de l’incendie.

  Le sous Préfet

Propriétaire Charpentier Alexis :

 Locataire Triboulard Hippolyte et Brochrée Honoré (perte bois et linge).

Propriétaire Legendre Jean-Marie :

Locataire Juste Victor (perte bois et linge).

Propriétaire Chrétien François Honoré :

Locataire Fournier Firmin Siméon  (perte bois et linge)

Propriétaire Thiessard Sophie, veuve Janot Julien , la victime la plus malheureuse , pas assurée, plus de linge ni de meubles.

Propriétaire occupant Lancezeux Jean-Baptiste (perte linge).

Propriétaire Legendre François Marie, cultivateur et marchand de vins.

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Claye-Souilly-découverte
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Mardi 2 juin 2009

                        

                                                                           Collection Marie Claude Hugues

  Laurent  Antoine CASANOVA

Il est né le 9/10/1906 à Souk-Arhas en Algérie, d’un père cheminot.  

 Il fait ses études au Lycée de Bône.

Il épouse :

-         En 1ère noce  Vincentella Perini née le 9/1/1909, plus connue sous le nom de Danielle Casanova, résistante, déportée à Auschwitz où elle décède le 9/5/1943 (de nombreuses rues, écoles, collèges, lycées portent son nom). 
 
Hommage à Danielle Casanova sur le site : http://villevaudeassocs.typepad.fr/

 -         En 2ème noce Claudine Chomat, née le 5/5/1948 à Ivry sur/Seine, qui fonda avec Danielle « l’Union des Jeunes Filles de France .

 Docteur en Droit.

Secrétaire de Maurice Thorez à partir de 1936.

Membre du comité directeur du Front National. Mobilisé en 1939. Prisonnier de guerre en juin 1940. Plusieurs tentatives d’évasion. Transféré en camp de représailles. Arrivé après évasion à Paris le 1er mai 1942. Militant du Front National. Officier des Francs Tireurs et Partisans Français.

Désigné au mois de septembre 1943 comme membre de la délégation du Front National auprès du C.F.L.N. à Alger, à l’Assemblée Consulaire.

Désignation faite au titre des F.T.P. organisation militaire du Front National (1), on se souvient que cette délégation fut la seule à ne pouvoir se rendre à Alger pour siéger.

Membre de l’état major national des Francs Tireurs et Partisans français, sous le commandement de Charles Tillon.

Député communiste de notre circonscription de 1944 à 1958.

Ministre des Anciens Combattants et Victimes de Guerre (réclamé par les anciens combattants) de Janvier à Décembre 1946.

Membre du bureau politique du Parti Communiste Français de 1947 à 1961.

Il décèdera le 20/3/1972 à Paris.

 

 

 

 

(1) ce mouvement n’avait rien à voir avec le groupe politique actuel appelé « Front National ».

 Sources : Médiathèque de Meaux : La Marseillaise 1.2.1946.  

    Je remercie Marie-Claude Hugues pour sa précieuse collaboration.

                                                                 Collection Marie Claude Hugues

                                    Fête 1/5/1949 dans notre circonscription

 

         Pour connaître plus en détail le parcours de Laurent Antoine Casanova,

                        consultez le site de l’une  ses proches 

                                                   Marie-Claude Hugues : http://www.mchugues.fr/Laurent.htm

 

 


                                               



 
Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Biographies
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Lundi 1 juin 2009

 

AD77 série M10111

12/12/1832

Monsieur le Préfet,

Je m’empresse de vous transmettre la copie suivante d’un rapport que je reçois à la date du 10 de ce mois de M. le Préfet de Police.

Le Sr Hullin qui d’après toutes les probabilités est l’auteur et l’imprimeur de l’écrit infâme signé Jean Bonhomme et qui en outre me paraît être l’agent intermédiaire entre les Carlistes et la Société des Droits de l’homme se cache depuis un mois pour échapper à l’exécution d’un mandat lancé contre lui le 16 novembre par M. de St Didier, juge d’instruction.

 

D’après les avis qui me parviennent il ne serait pas impossible que cet homme se fut réfugié à Claye, arrondissement de Meaux chez un sieur Duvillier, parent du sieur Clochez, chef de section de ladite société, lequel a lui-même fait au mois d’octobre dernier le voyage de Claye avec le Sr Hullin, voyage qui a été l’objet de plusieurs communications entre votre département et une préfecture.

Je m’empresse de transmettre ces renseignements à votre excellence afin qu’elle puisse prendre à l’égard du Sr Hullin les mesures qu’elle jugera convenable. L’arrestation de cet homme serait de la plus haute importance. Dans le cas où il parviendra à l’effectuer, il devrait être conduite à la préfecture pour y être mis à la disposition de M. Le Procureur Général qui, depuis l’évocation par la Cour Royale de l’Affaire de la société des droits de l’homme dirige toutes les poursuites qui s’y rattachent. Il serait très important de pouvoir assurer l’exécution de la mesure réclamée par M. le Préfet de Police.

Le Ministre secrétaire d’ Etat au Parlement intérieur.

 

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Affaires municipales Claye-Souilly
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