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SEINE ET MARNE

Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /Juin /2010 14:29

 lorroy inondation s1910

 

 

Extrait article paru sur le site CPA Scans :

22 janvier 2010

Les actualités du 22 janvier 1910

Un village de Seine-et-Marne englouti par les eaux

Les pluies de ces derniers temps n'étaient que très désagréables, mais les crues formidables qu'elles ont provoquées sur tout le territoire nous mènent à un véritable désastre. Le plus grave de ces accidents s'est produit en Seine-et-Marne dans la commune de Château-Landon, un hameau a été englouti. Il y a de nombreuses victimes et, le télégramme suivant nous l'apprend, cinq cadavres ont déjà été retrouvés

Fontainebleau 21 Janvier. Un effroyable accident vient de se produire au hameau de Lorroy, commune, de Château-Landon. Le Fusain, petit cours d'eau venu du département du Loiret, et qui arrose la pittoresque vallée de Château-Landon avant d'aller se jeter dans le Loing, a, comme toutes les rivières du département, débordé, par suite des pluies, et inondé la région. Le hameau de Lorroy tire sa principale industrie et ses plus importantes ressources des caves à blanc d'Espagne creusées dans son sol et appartenant à Mme veuve Beaulieu.

Par suite des ravages de l'inondation dans le sous-sol, ces caves se sont effondrées, ce soirt vers quatre heures, ensevelissant toutes les maisons du hameau, une vingtaine environ.Il y a de nombreuses victimes, non seulement des habitants du hameau;, mais, aussi de nombreux curieux qui s'étaient rendus à Lorroy pour voir les inondations. On a sonné la générale dans les rues de Château-Landon et tous les habitants de cette ville sont sur les lieux, distants de quatre kilomètres.

On a déjà retiré cinq cadavres parmi les quels ceux de Mme Beaulieu et de sa fille ; ceux de M. et Mme Blondeau. Huit blessés sont transportés à l'hôpital de Château-Landon. De nombreuses personnes sont encore sous les décombres. Du secours a été demandé télégraphiquement à Montargis mais, par suite de l'arrêt des communications, c'est à Fontainebleau qu'est parvenue l'affreuse nouvelle. La troupe de la garnison va partir sur les lieux. Le Parquet vient d'être prévenu et part en auto..

Article complet : http://cpascans.canalblog.com/archives/2010/01/22/16585579.html

 

 

A consulter également les inondations en Seine et Marne: http://bruno.chanal.perso.sfr.fr/cnc/Inondation-1910.htm

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : SEINE ET MARNE
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Dimanche 6 juin 2010 7 06 /06 /Juin /2010 21:29

 

Précurseur de la microcopie le photographe français Dagron s’envole en ballon le 12/11/1870 avec Messieurs Fernique, Poisot,Gnocchi et Pagano pour transporter l’équipement de laboratoire  nécessaire à envoyer des microdépêches par l’intermédiaire de pigeons voyageurs, mais malheureusement  le ballon devra se poser en territoire occupé par les Prussiens à Coole près de Vitry-le-Francois, http://www.coppoweb.com/ballons/fr.ball_lst.php?idnb=31 le second ballon qui faisait partie de l’expédition s’écrasa près de Ferrières en Brie 77 après avoir été touché par des balles prussiennes, les occupants furent fait prisonniers. http://www.coppoweb.com/ballons/fr.ball_lst.php?idnb=30

 

 

Lien vers l’histoire du vol du 12/11/1870

http://www.gutenberg.org/files/19588/19588-h/19588-h.htm

 

 

 Lien vers les  biographies :

 

- Prudent René-Patrice Dagron, photographe et un inventeur français. Le 21 juin 1859, il sera le premier à

breveter un procédé de microfilm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Dagron

 http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-1959-04-0161-001

 

 

- Albert Fernique est un photographe français, pionnier de la photomécanique

http://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Fernique

 

 

 Je vous remercie Raymond, fidèle lecteur,  

pour l’information sur cet accident de ballon.

 

 

ballon-jpeg.jpg

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : SEINE ET MARNE
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Mercredi 19 mai 2010 3 19 /05 /Mai /2010 09:06

 

carte-topogrph-arrdt-meaux-1822-bonnetjpeg..jpg

 

Seine et Marne d’Autrefois almanach historique 1867

19 janvier 1865

Décret impérial prononçant la suppression des commissariats de police cantonaux de Claye-Souilly, le Châtelet, la Chapelle-la-Reine, Lizy-sur-Ourcq et Moret.

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : SEINE ET MARNE
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Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 16:33

 

La Croix Dimanche de Seine et Marne 5/3/1967

Expansion Seine et Marnaise

Industrie et agriculture

 

Après la Raffinerie de Nangis et en étroite liaison avec elle, voici que s’annonce la création de l’importante « Usine d’engrais de l’Ile de France ». Il n’est pas impossible que le printemps ou l’été de cette année 1967 voit la mise en route de travaux de cette usine. S’étendant sur plusieurs dizaines d’hectares, elle ne manquera pas d’apporter de grands changements dans la région située entre Nangis et Mormant, particulièrement dans les communes de Grands-Puits, Quiers et Ozouer-le-Repos.

C’est, en effet un complexe industriel assez important pour la région qui nous est annoncé. Il se trouve qu’une conjonction très intéressante a attiré l’attention du groupe des Charbonnages de France de la Société Chimique de la Grande-Paroisse, à savoir :

-         La présence de la Raffinerie de l’Ile de France, à Nangis, dont les sous-produits sont à la base de la production de l’ammoniac et des engrais azotés ;

-         La possibilité de débouchés immédiats, la région d’implantation étant par tradition et par vocation, essentiellement agricole.

-         Si les promoteurs de cette réalisation arguent, à juste titre, semble t-il, du « coup de fouet » que l’économie régionale ne va pas manquer de ressentir du fait de cette implantation, tant au point de vue main d’œuvre qu’au point de vue économie générale, il faut, cependant, reconnaître, pour être objectifs, qu’un certain nombre d’inquiétudes ne manquent non plus de se faire jour ici où là : inquiétude des agriculteurs qui redoutent de voir s’étendre, au-delà du raisonnable, les servitudes inhérentes à tout complexe industriel ; inquiétudes aussi des riverains qui craignent pour leur sécurité et leur salubrité…

-         « L’heureux mariage de l’industrie et de l’agriculture sera sans doute  un mariage de raison. Souhaitons qu’il soit entouré de toutes les garanties indispensables et profitables pour tous.

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : SEINE ET MARNE
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Dimanche 28 mars 2010 7 28 /03 /Mars /2010 17:41

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La Croix Dimanche de Seine et Marne 12/2/1967

Dans notre secteur ces dernières années on a beaucoup parlé de problèmes agricoles : remembrement, prix des céréales, équipement en matériel agricole etc… De moins en moins les bras cultiveront la terre, alors qu’il y a soixante ans chaque famille ou presque vivait de son lopin de terre. Dans les années à venir , les problèmes majeurs seront celui du regroupement des exploitations, qui devront atteindre de 150 à 200 hectares pour être vraiment rentables  et, par contrecoup, celui d’un travail de remplacement pour la main d’œuvre inutilisée et surtout pour les jeunes s’il l’on veut qu’ils restent.

Il faut avoir la lucidité de voir dès maintenant que dans quelques années des problèmes importants se poseront à nos agriculteurs.

La rentabilité d’abord… l’agriculture est loin de suivre le coût de la vie.

Certes, il y a eu quelques augmentations de prix de certains produits agricoles. Elles sont de l’ordre de 2 à 6% selon les denrées. Dans le même temps quels sont les produits non agricoles que la ménagère achète et qui n’ont pas augmenté d’au moins 10 % ?

Il y en a peut-être, mais ils sont assez rares.

Je crois que tout le problème est là.

Modernisation et emprunt

Le gouvernement demande aux agriculteurs de produire à meilleur compte, mais cela est impossible si on ne transforme pas complètement l’agriculture.

Il faut de plus en plus se moderniser, c’est-à-dire acheter du matériel, rénover des bâtiments, améliorer ses structures par le remembrement, la disparition des arbres non productifs, celle des haies trop nombreuses, etc…

Et nous voici pris dans un engrenage où l’on ne voit plus clair, car on ne sait pas très bien où cela nous mènera.

Pour acheter le matériel nécessaire, pour rénover et adapter les bâtiments, pour améliorer les structures, il faut de l’argent, et cet argent personne ne l’a, ou si peu.

Alors, on emprunte.

« Il y avait pour la France en 1964 : 2548 milliards d’anciens francs d’emprunts pour les seules Caisses agricoles officielles, sans compter les autres dettes privées ! »

Mais il faudra rembourser et en plus du capital, il y a les intérêts qui, pour des sommes aussi importantes, ne sont pas négligeables.

Quand on achète du matériel, quand on rénove et adapte les bâtiments, quand on améliore les structures il faut que cela soit rentable, afin de pouvoir rembourser, et alors la loi est la même en agriculture qu’en industrie, toute machine nouvelle doit remplacer du personnel.

Licenciement

C’est ainsi qu’on licencie en agriculture quelques 150 000 personnes par an.

Bien sûr, le mot « licencié » n’est peut-être pas convenable en ce cas, puisque l’agriculteur était chez lui  patron, mais je l’ai employé car les ouvriers en connaissent le sens. Si le terme n’est pas exact, le résultat est le même.

Beaucoup d’agriculteurs vivent actuellement dans l’angoisse et, en cela, ils sont très proches de beaucoup d’ouvriers.

Angoisse : que de quitter un emploi, que l’on soit agriculteur, ouvrier, cheminot ou autre, sans savoir ce que l’on retrouvera.

Angoisse : du jeune qui a appris un métier, celui de l’agriculteur, de tourneur, de fraiseur, de soudeur ou autre, qui se retrouve à 18 ou 20 ans sans place, parce qu’on lui répond partout que c’est complet, et qui est obligé d’accepter celle qu’on veut bien lui donner.

Angoisse : aussi de ceux qui ont encore une place, chez eux, agriculteur, ou chez un patron, mais qui se demandent si demain, avec l’évolution leur tour n’arrivera pas d’être eux aussi licenciés.

Voici trop rapidement ébauchés, quelques problèmes agricoles. Il y aurait certes beaucoup d’autres choses à dire sur l’agriculture, mais le but de cet article est seulement de faire comprendre que sous des apparences très différentes, les travailleurs, qu’ils soient de la terre, de l’usine ou d’ailleurs, ont des problèmes très proches.

(Article extrait de « Bon grain » journal paroissial des secteurs Larchant, la Chapelle, Reclose)

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : SEINE ET MARNE
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