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SEINE ET MARNE

Mercredi 4 août 2010 3 04 /08 /Août /2010 10:02

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Le Briard département Seine et Marne 1881

La superficie du département se décompose ainsi : terres cultivées en diverses céréales, 212 000 hectares ; terres plantées à racines et légumes divers, 16 000 hectares : prairies naturelles 39 000 hectares, artificielles 75 000 hectares, vignes 21 000 hectares ; pâturages, vergers, bruyères  7 000 hectares ; jachères 26 000 hectares ; bois, forêts, chemins, propriétés bâties 109 000 hectares ; rivières, étangs 3 300 hectares.

La moyenne de la récolte en froment dans les années ordinaire est de 2 500 000 hectolitres, soit une moyenne de 23 hectolitres par hectare (on consomme 1 600 000).

La production en moyenne en avoine est de 400 000 hectolitres, soit 27 hectolitres par hectare.

Le produit des foins est évalué à 96 000 quintaux métriques et des prairies artificielles jusqu’à 300 000 quintaux.

En somme le département offre en produits agricoles de toutes natures, la somme énorme de 170 000 000 de francs, qui le place au 1er rang parmi les départements français.

Voici d’après le Journal Officiel, l’état de la récolte en froment, méteil et seigle pendant l’année 1880.Notre département figure dans cet état ainsi qu’il suit :

Froment, surface ensemencée 107 738 hectares, produits en hectolitres 2 397 448, ou en quintaux métriques 1 948 502.

Méteil : surface ensemencée, 4 744 hectares, 84 663 hectolitres ou 63 025 quintaux métriques.

Seigle : surface ensemencée 12 554 hectares, 242 223 hectolitres ou 168 027 quintaux métriques.

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : SEINE ET MARNE
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Dimanche 25 juillet 2010 7 25 /07 /Juil /2010 10:36

Paru sur le blog « Une Part de Brie » :

 

02 juillet 2010

Louis Pierre BAURY, communard

Louis Pierre BAURY est né le 10 juin 1835 , Coupvray. Son père était Louis BAURY (1811 - 1868) et sa mère  Rose Virginie GAILLARD ( 1815- 1868), fille de PierreGAILLARD et de Elisabeth POUSSIGNOT. Toute sa famille est de Coupvray.  Le père est scieur de long, comme ses 2 oncles Julien et Alexandre.

Au recensement de 1841, il est en nourrice chez sa grand-mère maternelle Elisabeth POUSSIGNOT avec ses cousins. Ses parents et oncles n’habitent pas Coupvray. On peut imaginer qu'il était sur un chantier hors de la commune.

Louis BAURY tire le mauvais numéro puisqu'il est conscrit et participe aux campagnes d'Italie et du Mexique sous Napoléon III. A son retour il part travailler sur Paris comme employé à l'administration du timbre. Il épouse Marie THEVENOT et a 2 enfants. Il habite à Clichy.

Sa cousine Antonia Alexandrine BAURY, née le 19 février 1844 , Coupvray , va aussi travailler à Paris comme employée de Commerce. Elle habite 160 rue Montmartre à Paris au moment de son mariage le 7 août 1869 avec Louis Henri PENEAU, employé de commerce, né en 1847.

Du 18 mars au 28 mai 1871, Louis Pierre Baury se trouve mêlé à la commune de Paris. Il est arrêté et condamné à la déportation à vie en 1872. Transporté à L’Ile aux Pins en Nouvelle Calédonie, sa peine est commuée en 8 ans de détention en 1878. La même année, les députés votent la grâce pour l'ensemble des déportés de la commune.

Il revient de son exil puisqu'en 1979, il vend à André Pierre Clément le 4 mai 1879, chez le notaire Leboucq à Coupvray, une terre hérité de ses parents


Sources : http://deportesdelacommune.blogspot.com/ , complétés par des recherches sur l'état-civil et les archives municipales de Coupvray.

Lien vers le site :

http://partdebrie.canalblog.com/archives/2010/07/index.html

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : SEINE ET MARNE
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Mercredi 21 juillet 2010 3 21 /07 /Juil /2010 23:57

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Le Briard département Seine et Marne 1881

L’hiver de 1879-1880 peut être classé parmi  les plus rudes dont on ait conservé le souvenir. De plus, il a marqué son passage par des dégâts qui ne pourront se réparer que

Dans un temps très éloigné : nos beaux vergers sont détruits pour longtemps, et nos contemporains ne reverront jamais les coteaux de la Brie  comme ils étaient avant cet hiver néfaste.

Bien des paysans ont perdu pour longtemps la plus belle partie de leur revenu, et ce n’est pas avec mille ou quinze cents francs par an que certains cultivateurs remplaceront le cidre que leur donnaient tous ces arbres aujourd’hui arrachés.

Voici la liste des plus grands hivers connus depuis le moyen-âge ; ajoutons que dans ces temps la grande misère unie au froid a causé chaque fois la mort de milliers d’individus.

En 1067 toutes les rivières de France furent gelées. En 1124 beaucoup de femmes et d’enfants succombèrent à la rigueur du froid. En 1218 toutes les rivières furent gelées. En 1316 les glaces emportèrent tous les ponts de  Paris. En 1323, la Méditerranée fut couverte de glaces. En 1408 l’année du grand hiver, la plupart des ponts de Paris furent enlevé et le greffier du Parlement déclara qu’il ne pouvait enregistrer les arrêts, l’encre gelant au bout de sa plume, malgré le grand feu qu’il entretenait dans sa chambre. En 1408 les soldats bourguignons débitaient le vin avec des haches. En 1544 on coupa à Paris le vin avec des haches et on le vendit à la livre. En 1665, le thermomètre descendit à Paris  jusqu’ 22 degrés ½ en dessous de zéro.  En 1709, le plus terrible des hivers, les cloches sous l’action du froid cassèrent lorsqu’on voulut sonner le tocsin. En 1783 la Seine resta prise durant deux mois. En 1795 le thermomètre descendit à Paris jusqu’à 23°5 en dessous de zéro. En 1830 l’hiver fut extrêmement long et rigoureux. La Seine fut glacée de décembre à février.

En 1871, l’année du siège, la Seine ne fut glacée qu’un jour, en dépit d’une température glaciale.

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : SEINE ET MARNE
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Samedi 10 juillet 2010 6 10 /07 /Juil /2010 15:40

La Liberté de Seine et Marne 4/1/1964

 

La Centrale Thermique de Vaires-sur-Marne

SOLUTION : suppression des privilèges dont bénéficie l’EDF et garanties à donner aux habitants.

a)      L’inscription des usines de l’EDF au rang d’ »Etablissements dangereux, insalubres ou incommodes » s’impose en raison des graves inconvénients que présentent les usines ;

b)      La suppression, ou au moins la modification du privilège dont bénéficie l’EDF dans la réglementation de la décentralisation, tiendrait à diminuer la pollution atmosphérique.

c)      Les usines EDF devraient être éloignées des zones vertes et résidentielles ;

d)      Il faut avant toute mise en chantier, à fortiori avant toute mise en service d’une usine thermique, des enquêtes complètes (seraient combinées, le cas échéant, l’enquête de commodo » et l’enquête d’utilité publique) où seront consultés :

        les habitants

        les municipalités

        les conseillers généraux

        les pêcheurs

        les principales administrations intéressées ( Santé Publique, Ponts et Chaussées, Agriculture (Eaux et Forêts, Services Agricoles),Industrie, Construction, Commission Départementale, et Commission supérieure des Sites, District de Paris…)

Le ministère compétent établira le « cahier des charges » de l’usine qui établira des droits et devoirs de l’EDF et donnera aux habitants , les garanties nécessaires dans l’ordre de l’hygiène et de la santé (teneur maxima en poussières, limitation des bruits) etc…A l’arbitraire actuel sera ainsi substitué un système raisonnable et équilibré de garanties réciproques et concertées de nature à apaiser les craintes que suscitent toujours, chez les habitants, les usines thermiques.

Les travaux du groupe 2 de l’usine de Vaires devraient être arrêtés jusqu’à la solution des divers problèmes évoqués ci-dessus….

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : SEINE ET MARNE
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Mercredi 7 juillet 2010 3 07 /07 /Juil /2010 10:50

 

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La Beuvronne à Vinantes

 

 

Almanach du département de Seine et Marne  1822

 

Inspection générale de la navigation

Rivières

Les rivières navigables du département sont : la Seine, la Marne, l’Yonne, l’Ourcq, le  grand Morin dans sa partie inférieure. Les rivières ou ruisseaux non navigables sont : le  petit Morin, la Therouenne, la Beuvronne, affluents de Marne ; L’Yère, le Durtain et la Vouzie, affluents de la Seine.

La Seine prend sa source auprès de Chanceaux dans le département de la Côte d’Or ; elle traverse le département de l’Aube dans sa plus grande longueur, et entre  dans celui de Seine et Marne au-dessus de Nogent.  Elle traverse ce département sur une longueur développée d’environ  90 000 mètres, et en sort au-dessus de Corbeil. Avant son entrée dans le département et au dessus de Montereau, où elle reçoit les eaux de l’Yonne, elle porte le nom de Petite Seine, qui lui a sans doute été donné, parce que les eaux y étaient plus rares que dans sa partie inférieure, la navigation y est plus difficile, et y reste quelquefois interrompue dans les temps de sécheresse. Au-dessous de Montereau, la réunion des eaux de l’Yonne avec les siennes, dans un lit dont la largeur n’est pas sensiblement augmentée, rend la navigation praticable en toute saison, hors les temps de grandes eaux et des glaces.

La pente générale de la Seine, dans le département n’est pas considérable, et varie peu pour les différentes parties de son cours. Aussi la vitesse du courant y est-elle assez uniforme, et le régime des eaux assez constant pour qu’il n’ait pas été nécessaire de les modifier par ces pertuis ou des écluses, comme cela a lieu pour des rivières à pente rapide. La navigation de la Seine est donc toute naturelle le département, et n’exige d’autres travaux d’art que ceux qui ont pour objet de réunir les eaux dans les chenaux navigables.

 

 

La Marne prend sa source  auprès de Langres, dans le département de la Haute Marne. Elle commence a être navigable à Sant Dizier. Elle traverse le département de la Marne, rencontre celui de l’Aisne, à son extrémité méridionale, entre dans le département de Seine et Marne à 15 000 mètres au-dessus de a Ferté-sous-Jouarre. Cette rivière, à cause de ses nombreux circuits a une longueur développée de 100 000mètres, environ, dans le département. Elle en sort à Chelles pour aller se jeter dans la Seine à Charenton.

Le régime de la Marne est fort différent de celui de la Seine. Sa pente est beaucoup plus rapide, et la navigation ne peut y avoir lieu qu’au moyen de pertuis et de barrages qui diminuent la vitesse de ses eaux et divisent son cours en plusieurs biefs.

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : SEINE ET MARNE
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