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Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 13:10

8is.-japuis-jpeg.jpg
AD77 série S 
A Melun le 10 décembre 1888


A Monsieur le maire de la ville de Claye

 

J’ai l’honneur de vous adresser conformément à la demande que vous m’en avez faite le 3 courant, expédition de l’ordonnance royale  du 23 mai 1841 qui a autorisé les frères Japuis, fabricants de toiles peintes, à exécuter dans le lit de la rivière de Beuvronne, différents travaux ayant pour but d’utiliser une chute d’eau comme moteur des machines de leur fabrique.

Cette ordonnance et les documents que je vous ai fait parvenir précédemment, me paraissent devoir suffire à trancher la question litigieuse, et d’ailleurs le dossier de l’affaire ne contient rien de plus explicite.

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Entreprises de Claye-Souilly
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Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 14:32



Le Publicateur 19/11/1902

Hier lundi a été célébré, à la mairie de Claye, le mariage de M. Léon Mathieur, greffier de la justice de paix de Moret, avec Melle Berthe Pelletier, fille de l’honorable maire et conseiller d’arrondissement.

Dans la salle des mariages toute remplie de fleurs et garnie de trophée et drapeaux aux couleurs nationales, M. l’adjoint Delabarre a rempli la fonction d’officier d’état civil et adressé ses souhaits de bonheur aux jeunes époux, dont les témoins étaient MM. Girod, député, et Labiche, juge de paix de Moret pour le marié, et, pour la mariée, MM Gavroy et Legendre ses oncles.

Un orchestre symphonique, dont faisaient partie nos amis Louis Cadet et Massolini, s’est fait entendre plusieurs fois durant la cérémonie, qui s’est terminé par une belle et touchante allocution de M. Delbet, député.

A dîner, qui a eu lieu dans les salons de l’hôtel du Cheval Blanc, des toasts ont été portés par MM. Girod et Derveloy, députés.

Outre les personnalités déjà mentionnées assistaient encore à cette belle cérémonie, tenant à apporter en cette circonstance le témoignage de leur sympathie à M. Pelletier et aux siens, MM Gaston Menier, député, le juge de paix de Versailles, Logre, directeur de l’usine de Noisiel, Fouchard, conseiller municipal de Meaux, Bezin, meunier à Meaux, etc…

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Claye-Souilly-découverte
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Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 14:32

                                             Four à plâtre, Gravure Charles JACQUE

ANNET SUR/MARNE :

 Le Publicateur 25/8/1856

Un bien triste accident est arrivé jeudi, dans une carrière à plâtre exploitée par M. Lepaire de Lagny, sur le territoire d’Annet : des ouvriers ont été ensevelis sous un éboulement considérable qui s’est produit à 700 m à l’entrée de la carrière et à 60 m environ de profondeur. Ce n’est qu’après cinq heures d’un travail opiniâtre qu’on a pu retirer sain et sauf un des trois individus, qui s’était comme renfermé, par un hasard providentiel, dans une espèce de cage. Avertis de ce funeste évènement par le télégraphe, M. le sous Préfet de Meaux et le Capitaine de gendarmerie se sont immédiatement transportés sur les lieux….

Vers 3 h du matin on a retrouvé le cadavre du maître carrier ; il avait eu la colonne vertébrale brisé et était mort sur le coup. Depuis ce moment les recherches continuent nuit et jour pour retrouver la troisième victime. Deux escouades  de 30 hommes chacune se relèvent de 6 h en 6 h…

Le zèle courageux des ouvriers carriers, dans les 48h qui viennent de s’écouler, ne faiblira pas plus que le dévouement des fonctionnaires qui veillent avec eux.

Le Publicateur 30/8/1856

Dimanche matin seulement, après trois jours de recherches persévérantes, on est parvenu à retrouver sous les décombres le cadavre du troisième ouvrier. L’inhumation s’est faite le même jour, et M. le sous Préfet, qui était resté sur le lieu de l’évènement pour encourager les travailleurs, suivi de la population presque toute entière, a accompagné les deux victimes jusqu’à leur dernière demeure.

C’est pour nous un devoir de ne point passer sous silence le dévouement dont a fait preuve, dans cette triste circonstance, M. Makovieski, garde-mine, qui pendant trois jours et trois nuits n’a pas quitté M. le sous Préfet, et dont l’expérience n’a pas peu contribué à soutenir le courage des ouvriers. Parmi ces derniers, il faut citer les nommés Péradon, maître carrier ; Auguste Marguerite, Jacquinot, Mahoux, Marguerite père, Honoré Marguerite, ouvriers carriers ; Baraquin, maître carrier ; Demangin et Houlet, rouleurs.

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : ANNET SUR MARNE
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Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 11:37


AD77 – Série SC – 10/6/1941

Le sous préfet de Meaux

A Monsieur le Préfet de Seine et Marne, Cabinet du Préfet

J’ai l’honneur de vous confirmer les indications téléphoniques qui vous ont été données par M LEPREVIER, Secrétaire Chef de la sous préfecture, concernant la visite qu’il a dû effectuer en compagnie de M. de KreisKommandant de Meaux dans certaines communes de son arrondissement.

En effet, le KreisKommandant lui a demandé de venir avec lui afin de procéder à certaines investigations, notamment dans les services des Commissariats.

La visite a eu lieu en mon absence, hier, Lundi 9 juin courant, et elle a duré pendant toute la journée.

La première commune visitée a été St Soupplets, où les visiteurs ont vu le Maire, M. Perez, et le Chef de la Brigade de Gendarmerie.

Le Major a fait aux intéressés un exposé sur la Défense  sur la  nécessité de renforcer la surveillance au point de vue du camouflage des lumières, sur la distribution de tracts d’origine anglaise, sur la propagande gaulliste, insistant sur la politique actuelle de collaboration.

Au cours de la réunion, il a été également parlé de la  lettre contre le doryphore, de la livraison des armes et des fils téléphoniques abandonnés.

Les autres communes visitées, dans lesquelles, les sujets traités ont été les mêmes, ont été : Dammartin-en-Goële, Mitry-Mory, Villeparisis, Chelles, Lagny et Claye-Souilly.

Le déjeuner a eu lieu dans un hôtel de Chelles, où le KreisKommandant a prié le Secrétaire Chef de la sous Préfecture de se mettre à table.

Il n’est pas douteux que les Autorités Allemenandes se sont au cours de cette tournée, montrées d’une courtoisie parfaite mais peut-être a-t-on été surpris dans certaines communes d’une visite faite en commun.

D’ailleurs, le principal interprète de la KreisKommandantur n’a pas caché à M. LEPREVIER

qu’il avait, au cours des dernières semaines, visité toutes les communes de l’arrondissement de Meaux sans aucune exception.

Il en  a rapporté, paraît-il, de nombreuses observations dont certaines s’appliquent même au mauvais état des locaux  de certaines mairies et de certaines Brigades de Gendarmerie.

Il semblerait, d’après certaines indications de nature officieuse, que la KreisKommandantur

songeait à demander que le Secrétaire de Mairie de Villeparisis  fût relevé de ses fonctions comme hostile à la collaboration.

Si cette demande se précisait, l’administration de Villeparisis en souffrirait certainement, car

le nouveau Maire est dénué de toute connaissance administrative et le Secrétaire  s’il professait autrefois et professe sans encore  des opinions assez avancées, n’en est pas moins à point de vue strictement professionnel un bon Secrétaire de Mairie.

J’ajoute que durant mon absence le FeldKommandant de Melun est venu à la Sous-Préfecture, manifestant le désir de faire ma connaissance.

Je lui rendrai donc sa visite lors de mon premier voyage à Melun.

Le FeldKommandant, qui s’était d’ailleurs déjà rendu à Provins, où il avait vu mon collègue de cet arrondissement, a  lui aussi, insisté sur la nécessité de collaborer et de s’opposer à toute propagande hostile à cette collaboration.

Le Sous-Préfet,

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : GUERRE
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Dimanche 27 novembre 2011 7 27 /11 /Nov /2011 14:54

Victor Wavrin  

Né le  23.10.1850, décédé le 11.11.1921  à Claye-Souilly.

Il épouse Marie Constant dont il aura trois enfants : Jacques, Victor et René.

Receveur de l’enregistrement.

Maire de Claye-Souilly  du 19.5.1912 au 11.11.1921.

Il a donné 50 ans de sa vie active au pays soit comme receveur de l’enregistrement ou comme maire et fourni pendant la guerre malgré son âge et vu les difficultés du moment un labeur opiniâtre et continu. Homme simple et bon, d’un caractère égal, il est regretté de tous ses administrés auxquels il se faisait une joie de rendre service et d’aider de ses conseils judicieux et éclairés.

A ces obsèques religieuses le 15.11.1921 à 11 h étaient présents Messieurs Lugol, sous-secrétaire d’état, Delacour conseiller général, Charpentier conseiller d’arrondissement, un délégué de M. Ouvré député et un grand nombre de maires du canton, Clarac doyen du conseil municipal, Paul Japuis Président du secours mutuels, Caudron Directeur Union Commerciale Meaux, Chevalier Juge de Paix, Deneux receveur enregistrement.(sic)

 

Sources :  Journal le Briard 23.11.1921.

 

 

 

 

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : Maires et Conseillers Municipaux
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