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SOUILLY

Dimanche 5 juillet 2009 7 05 /07 /Juil /2009 10:01

  Le cimetière de Souilly se trouvait autour de l'Eglise

 

Le 23.12.1845 en séance extraordinaire le conseil municipal décide qu’il n’y aurait plus d’inhumation dans le vieux cimetière de Souilly à partir du 1.4.1846.

Le 17.2.1846 une pétition est envoyée à Monseigneur l’Evêque de Meaux à la suite du projet de la commune de Claye-Souilly de vendre l’église de Souilly et le cimetière.

 

Bien que les habitants de Souilly à plusieurs reprises demandent un nouveau cimetière qui ne soit pas situé au centre du village pour cause de salubrité publique, le conseil municipal de Claye-Souilly refuse, arguant que si Souilly possède un cimetière, l’église de Claye se trouvant trop éloignée, ils feraient enterrer leurs morts sans passer par l’église.

 

Le 28.9.1873  Jules Agénor Pellard, Maire et fabricant de caisses à la Rosée indique que dans la partie gauche du cimetière il reste quelques places. Monsieur Duet conseiller municipal réplique  que ce côté non entretenu et couvert d’herbes parasites est réservé aux suicidés et  que les habitants de Souilly éprouvent une répulsion instinctive à y enterrer leurs morts.

Ce cimetière sera définitivement fermé le 1.1.1881.

 

Ce n’est que le 5.10.1879 que le conseil municipal de Claye-Souilly finit par accepter le prix de 50F  l’are demandé par  Constant Leduc pour établir le nouveau cimetière. En 1881  Alexandre Marchat, entrepreneur à Claye-Souilly,  construit le mur de clôture du cimetière.

 

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : SOUILLY
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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /Juin /2009 00:00

Avant 1730 Souilly relevait du diocèse de Paris. Vers le milieu du XVIIe siècle  la paroisse est donnée à l’abbaye de Châage et les religieux deviennent collateurs de la cure. La création du doyenné de Claye rattache Souilly à l’évêché de Meaux.

L’église  est consacrée à St Thomas de Cantorbéry. Dans le chœur se trouve une tombe en pierre sur laquelle est représentée une femme ayant les mains jointes avec un chapelet. C’est le corps de Philippe Loitrau, décédée le 1er juillet 1618, native de Vitry en France, épouse de Jehan Courtier, laboureur à Souilly.

Au début du XVIIIe siècle une partie de la voûte et l’entablement s’écroule, le presbytère est en ruine. A la demande de J.J Perdrigeon, curé, le sieur Bruillevet, grand maître des Eaux et Forêts procède à la vente des bois dépendant de la cure pour effectuer les réparations.

Le 2.8.1732 Jean-Jacques Perdrigeon, curé, est enterré dans le chœur de l’église.

Antonio François Legoix est le dernier curé-doyen résident de Souilly. A son décès en 1793 il fait don d’une rente annuelle et perpétuelle à la paroisse, à  charge de faire célébrer chaque année dans cette église un service pour le repos de son âme.

A la réouverture des églises, après la Révolution de 1789, la paroisse de Souilly est desservie par Pierre Gallois curé résident à Claye et par les autres curés de Claye qui ont suivi.

En 1824 l’église menaçant ruine, ce sont les habitants qui s’imposent spontanément une contribution volontaire de près de 5 000 F payable en 7 années consécutives afin de la remettre en état. Les ressources des biens communaux permettent d’assurer les remboursements.

Le conseil municipal de Claye-Souilly lors de la réunion du 23/12/1845  ayant décidé de vendre l’église de Souilly sous prétexte « qu’elle a besoin de beaucoup de réparations et que sous le rapport de l’art elle n’offre aucun intérêt », l’église de Claye devant suffire pour l’exercice du culte, les habitants de Souilly le 2/2/1846 proposent comme par le passé de subvenir  à son entretien grâce aux rentes de M. Legoix et Petit et aux ressources des biens communaux.

                                      

           

Hélas bien des années plus tard, faute d’entretien l’église est en ruine. Par décision ministérielle du 30/10/1928 elle cesse d’être affectée à l’exercice du culte et sa démolition est mise en adjudication. Elle est abattue début 1929, le maire est alors Philippe Delabarre. La cloche, une pierre tombale et les fonds baptismaux sont transférés dans l’église de Claye.

 

 

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : SOUILLY
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Lundi 29 décembre 2008 1 29 /12 /Déc /2008 19:05

LA TENANCIERE AVAIT DU TEMPERAMENT

 

 

       

 Le Publicateur 28.9.1861

A 2 kms de Claye se trouve une auberge qui porte le nom vaporeux de Pont de la Rosée. Tous les paysans des environs connaissent sa fameuse enseigne et il en est  peu qui passe devant la maison sans y entrer pour humer un petit verre et deviser un brun avec l’hôtesse. C’est qu’aussi elle a des airs si engageants cette madame… Lucas ! sa jambe est si bien faite, son bras si dodu !  Elle entend la gaudriole à merveille : enfin comme dit un témoin, c’est une femme libérale, et qui aime à rire jusqu’aux larmes, en tout bien tout honneur, s’entend : il ne faudrait pas qu’un malappris vint offenser sa verve mordienne ! la commère ne badine pas, et elle saurait lui clouer le bec solidement.

 Un journal anglais rapportait qu’une cabaretière de Londres avait toujours dans son comptoir son pistolet chargé, et que peu de jours auparavant elle avait fait le coup de feu avec beaucoup d’audace. Notre hôtelière n’a pas besoin de cet appareil, ou plutôt elle porte toujours avec elle ses armes : deux larges et robustes mains dont elle sait jouer, je vous en réponds. Quand une fois elle vous a saisi un homme et vous le fourre dans son pétrin, d’où il sort pâle de honte et de farine.

Il y a deux ans environ le boucher Montalant, en riant avec elle fit une singulière gageure, allez :

- Parions que vous ne vous entendrez jamais appeler maman

- Moi !

- Oui, vous.

- Parions que si.

- Parions que non.

- Je veux bien.

- Cinq francs.

- J’y consens.

Or, depuis quelques mois, M. et Mme Lucas ont une magnifique enfant qui promet d’être la digne fille de sa mère. Un soir du commencement de septembre Montalant s’arrête à l’auberge avec deux autres bouchers ; l’hôtesse, se rappelant son pari, prit notre homme par la main et le conduisant au berceau où reposait son enfant : Perdu ! s’écria-t-elle, allonge les cent sous ! Le boucher se mit à rire.

 

- Ce que je vous dit là est sérieux.

- Vous plaisantez !

- Non, par tous les diables, non, je ne plaisante pas, et vous allez payer.

- Je ne paierai pas.

- Vous êtes un homme sans parole !

Des propos aigre-doux, on en vint aux gros mots, des gros mots aux injures, puis aux menaces, puis enfin la femme Lucas sauta au cou de Montalant et lui déchira le visage avant qu’il eût eu le temps de se reconnaître. On alla prévenir la gendarmerie de Claye, et quand arriva un agent de la force publique, la lutte durait encore ; la figure du boucher était en sang, ses habits en lambeaux. La cabaretière, n’ayant pour cacher ses pudiques charmes qu’un jupon noué sur sa chemise, les cheveux en désordre et les mains crispées, représentait fidèlement la furie sadique.

Le gendarme crut de son devoir de lui faire des observations : - Comment ! madame, vous maîtresse d’un établissement public, vous vous montrez dans un déshabillé semblable !  C’est honteux ! et si j’étais votre mari !….

La dame Lucas, citée devant la justice de paix de Claye, pour tapage nocturne, s’était, à son grand désespoir, entendue condamner à 15 F d’amende et trois jours de prison ; elle faisait appel de ce jugement, mardi dernier.

Le tribunal correctionnel de Meaux, réformant la sentence du premier juge, n’a infligé à la prévenue que 15 F d’amende.

 

 

 

 

 

 

 

Par mireille - Publié dans : SOUILLY
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Jeudi 11 décembre 2008 4 11 /12 /Déc /2008 11:05


                      Gilbert Chauffour au 1er rang  2ème en partant de la droite
                                                 Vers 1945 devant le café de Voisins

Il était né à Souilly en 1929.

Son ancêtre Jean Baptiste Varnier, marchand de  bestiaux, décédé à Souilly le 20 Juin 1844 avait été le dernier adjoint au maire de la commune de Souilly et s’était battu avec ténacité contre le rattachement de Souilly à Claye.

Chez les Chauffour on avait jamais oublié qu’après ce rattachement Souilly avait perdu sa mairie, puis son école et son église, mais il leur restait les communes : « parts de bois communaux attribués aux habitants de Souilly ».

 

           Comme son père et son grand père avant lui Gilbert sera exploitant forestier et fabricant de caisses à Souilly, où il habitait dans l’ancien presbytère.


         Mais sa passion c’était l’accordéon encouragé par le virtuose « Albert Huard » son voisin de la rue de la place à Souilly ; très sollicité, tous les week-end Gilbert animait les bals de la région.

« Chez nos jeunes les 6,7 et 8 septembre prochain « les jeunes de Souilly vous invitent à participer à leur fête annuelle qui se déroulera sur la place de Souilly. Danse, Rythme et entrain avec l’orchestre Gilbert Chauffour et ses Boys ». (La Marne 28.8.1958)


          L’année dernière encore, bien que très fatigué il avait participé, entouré d’amis, à la journée du Téléthon au travers d’une animation avec son accordéon dans le magasin Carrefour.


         Toujours disponible pour raconter Souilly, il a permis de conserver pour les générations futures la mémoire de ce hameau, soit au travers de récits  ou de photos de classe et de groupe sur lesquelles il s’était appliqué à retrouver les noms malgré sa vue quelque peu chancelante.

 

C’était un homme de terrain, fidèle à ses convictions, au caractère bien trempé, de ceux qu’on aimerait rencontrer plus souvent.

 

Ce mercredi 10 décembre, une foule nombreuse d’amis était venue lui rendre un dernier hommage dans le petit cimetière de Souilly.

 

Gilbert, Souilly ne vous oubliera pas.

 

                                 vue sur le presbytère de Souilly

 

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : SOUILLY
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Mardi 2 décembre 2008 2 02 /12 /Déc /2008 21:04

 

           Château de Souilly : propriété de Monsieur Leroux

 

 

 

Petite Gazette de Dammartin et ses environs 22.2.1891

 

M. Leroux propriétaire à Souilly a remis récemment entre les mains de M. le Maire de Claye la somme de 100 F destinée à venir en aide aux familles de Souilly.

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : SOUILLY
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