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SEINE ET MARNE

Samedi 25 septembre 2010 6 25 /09 /Sep /2010 11:17

Edme, Louis, Barthélémy BAILLY DE JUILLY

 

Député de Seine et Marne

  06/11/1792 - 26/10/1795 : Seine-et-Marne – Modérés

  14/10/1795 - 26/12/1799 : Seine-et-Marne - Clichyens

 

 Membre de la Convention et député au Conseil des Cinq-Cents, né à Saint-Phal (Aube), le 18 mars 1760, mort à Paris, le 26 juillet 1819, était oratorien et professeur au collège de Juilly au moment de la Révolution. Il prit alors une charge d'avocat au Parlement et devint, en 1790, administrateur du département de Seine-et-Marne. Elu, le 6 novembre 1792, membre de la Convention pour ce département, par 259 voix sur 349 votants, il siégea parmi les modérés et prit deux fois la parole dans le procès de Louis XVI; au 2e appel nominal, il répondit : «Citoyens, je n'examinerai point dans ce moment si vos commettants vous ont déféré des pouvoirs judiciaires, mais je vous citerai un fait : dans l'assemblée électorale du département de Seine-et-Marne, lorsqu'on eut nommé les députés à la Convention nationale, on était si persuadé qu'ils ne seraient point les juges de Louis XVI, qu'en procédant la nomination du Haut-jury, on eut soin d'inviter les électeurs à ne choisir que des patriotes fermer et intrépides, parce que l'on dit qu'ils avaient à juger Louis Capet. D'après ce fait, dont je prends à témoin mes collègues, convaincu que la seule mesure de légaliser la marche que nous avons suivie jusqu'ici est la sanction du peuple. je dis oui;» Au 3e appel nominal, il dit : « Louis mérite la mort. Mais, dans mon opinion, je le regarde comme un otage nécessaire à la tranquillité publique. J'adopte donc, comme mesure de sûreté générale, la réclusion provisoire, et le bannissement perpétuel deux ans après la paix. »

Il fut secrétaire de la Convention en 1794, puis envoyé en mission à Strasbourg, ou sa modération lui valut la hai
ne et les dénonciations des Jacobins. En août 1795, il s'éleva contre les dénonciations incessantes de Dubois-Crancé, et, devenu membre du Comité de sûreté générale, lutta autant qu'il put contre le système des proscriptions en masse.

Le 22 vendémiaire an IV, le département de Sei
ne-et-Marne l'envoya au Conseil des Cinq-Cents ; là, il fit partie du club de Clichy, et fut inscrit sur la liste des déportés au 18 fructidor; Malès l'en fit rayer eu assurant, contre la vérité, qu'il était prêtre assermenté et marié. Réélu au Conseil des Cinq-Cents, le 28 germinal an VII, il en sortit après le 18 brumaire, et fut nommé à la préfecture du Lot, qu'il occupa jusqu'en 1813, et oit il obtint la croix de la Légion d'honneur, le 25 prairial an XII, celle d'officier, le 29 juillet 1808, et le titre de baron de l'Empire, le 30 septembre 1811. Il quitta son poste par suite d'ennuis administratifs dus à des abus de confiance commis dans ses bureaux, et se retira à la campagne, où il mourut des suites d'un accident de diligence.

 

Sources :
Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (A.Robert et G.Cougny)

Site Assemblée Nationale

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : SEINE ET MARNE
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Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 10:32

Le département de Seine et Marne

      dépossédé de ses rivières (1)

 

Extrait article paru  dans le bulletin :

 

Les rivières de Provins vont êtres captées et dérivées vers Paris.

La question devant le Sénat séance du 1/3/1917

Les protestations de M.M. Gaston Menier et Regismanset (1)

 

 

Pour la protection des rivières de Seine et Marne

La ville de Paris est autorisée à déposséder le département de Seine et Marne de ses trois pittoresques rivières de la région de Provins, la Voulzie, le Durteint et le Dragon, dont les sources vont êtres captées et dérivées pour concourir à l’alimentation de la capitale en eau potable.

Ainsi en avait décidé la Chambre des Députés à sa séance du 4 octobre 1916 malgré la vive opposition de MM. Derveloy et Dumesnil, députés de Seine et Marne.

La question est venue en discussion le 1er mars 1917 au Sénat. Elle y a donné lieu à d’intéressants débats qu’on lira ci-après, dont la reproduction est empruntée au compte-rendu du Journal officiel.

La Haute Assemblée a, sans s’arrêter aux plus légitimes protestations des sénateurs seine et marnais, cédé à son tour aux arguments des représentants de la ville de Paris.

Solution regrettable à tous points de vue, comme M. Gaston Menier la surabondamment démontré dans un discours très documenté.

En effet, un prochain avenir prouvera que, du fait de l’accroissement progressif des quantités d’eau potable nécessaires à Paris, une autre solution s’impose tous les jours davantage ; elle consiste en la réalisation d’un vaste projet d’ensemble,assurant le débit quotidien de plus d’un million de mètres cubes d’eau à provenir des nappes souterraines des vals de la Loire, voire même des cours de la Seine et de la Marne : les progrès de la science ont permis de doter les eaux de rivières, par des procédés récents d’épuration, de filtration et de stérilisation dont M. Gaston Menier a cité maints exemples, d’une innocuité  que ne possèdent pas toujours les eaux transportées des sources aux canalisations urbaines.

Il apparaît bien que c’est un résultat discutable, dans les cas insuffisant et précaire, et sans profit certain pour la santé publique de Paris, qu’une des plus verdoyantes régions de la Brie va se voir spoliée de ses éléments de prospérité.

Mais la partie était perdue d’avance dans cette lutte du plus faible contre le plus fort.

Une proposition d’attente, soutenue par M. Le Sénateur Regismanset, tendait à envoyer l’examen de la question après les hostilités, c’est-à-dire à une époque où la ville de Paris devra arrêter le programme des grands travaux qu’elle aura à entreprendre à la fin de la guerre. Cette sage proposition elle-même n’a pas prévalu.

De sorte que les intérêts, encore mal compris, de la ville de Paris l’emportent sur ceux, pourtant si respectables des populations briardes.

Quoi qu’il soit, il faut espérer que ce sera le dernier appel fait aux rivières de la grande banlieue parisienne, de Seine et Marne en particulier, et que Paris finira par résoudre bientôt le gros problème de son alimentation sans plus détourner à son usage, les uns après les autres, les cours d’eau qui sont la richesse naturelle des départements voisins de la capitale.

 

                                                Mars 1917

 

(1) Source : Médiathèque de Meaux 

Biographie de Monsieur Derveloy qui fut conseiller général du Canton de Claye-Souilly :
http://www.claye-souilly-decouverte.com/article-23775052.html

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : SEINE ET MARNE
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Dimanche 15 août 2010 7 15 /08 /Août /2010 18:56

Extrait du livre

 « Le Grenier de Paris, histoire de la Brie du Multien et de la Goële »

Jean Michel  DERES 1979

 

 

« En guise de conclusion

Sans unité, le pays de Meaux doit néanmoins s’affirmer et imposer son identité.

Le moment est venu à chacun d’entre nous de penser à l’avenir au-delà du court terme et d’envisager, dès à présent, les possibilités d’extension raisonnable de l’urbanisme. C’est une nécessité, car la vie urbaine et  rurale est menacée.

En cinquante ans, la banlieue parisienne a atteint Chelles. Elle gagne maintenant Meaux avec l’implantation de Marne-la-Vallée et de la ville nouvelle de Beauval. Il faut avoir conscience que, dans un avenir plus ou moins lointain, notre région pourrait être absorbée par une métropole tentaculaire.

Le danger menace tout autant nos villages. Depuis quelques années, on constate la croissance rapide de bourgs ruraux à proximité des zones d’emplois. Il s’agit d’une population de type nouveau, même si elle a parfois des racines dans la région. Certes, ce phénomène est une chance pour nos villages : des maisons sont restaurées, des équipements collectifs sont possibles, une animation nouvelle se met en place, une communication entre ville et campagne est créée. Mais les risques sont grands : les paysages sont détruits, la population ancienne est noyée, les nouveaux venus sont déracinés, les finances des communes enfin sont déséquilibrés. On risque, à brève échéance, de voir nos bourgs se transformer en villages-dortoirs. Déjà certains d’entre eux se sont mutés en communautés de retraités et en lieux de week-end et de vacances.

Notre pays a pourtant une carte à jouer. Il doit être une terre d’enracinement ; pour cela, l’implantation de petites industries de transformation doit être envisagée. Au cœur même du village, ces entreprises seraient créatrices d’emplois et sources de revenus dans les bourgs ; une population jeune et active pourrait alors s’établir et prendre racine.

Ce pays doit être terre d’enracinement, certes. Mais il doit être aussi terre d’accueil. Le terroir possède encore de nombreuses forêts. Les grands défrichements de l’époque gallo romaine et ceux des XIIe et XIIIe siècles répondaient à une nécessité vitale. Il n’en est pas de même aujourd’hui. La forêt doit être sauvegardée et aménagée pour l’équilibre de chacun.

Ces problèmes d’aménagement du sol dont l’affaire de tous et doivent se concrétiser en termes politiques : aussi, la   « démocratie de clocher » doit s’épanouir dans un cadre administratif cohérent. De la nuit des temps à 1789, le pays de Meaux – sous la forme du pagus, du comté et du diocèse- a constitué une entité administrative et « politique » cohérente. D’un trait de plume l’administration révolutionnaire a supprimé une structure dans laquelle les habitants pouvaient se situer.

Certes, il n’est pas question de remettre en cause la cellule départementale. Mais il est souhaitable de « repenser la Seine et Marne ».

Aujourd’hui le département excentré vers le sud, amputé vers le nord, n’arrive pas à trouver son  « unité » culturelle et physique. La Seine et Marne d’aujourd’hui a deux têtes : Melun et Meaux sont deux villes aussi importantes l’une que l’autre, tant au plan démographique qu’industriel.

Le processus de revitalisation du pays ne peut se réaliser sans une profonde réforme administrative. Deux départements pourraient être créés à partir de l’actuelle Seine et Marne : celui de Seine et Loing au Sud, celui de Marne et Morins au nord. Le nouveau département aux limites calquées sur celles de l’ancien pays de Meaux renouerait alors avec l’histoire d’un pays vieux de plusieurs millénaires. »

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : SEINE ET MARNE
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Dimanche 8 août 2010 7 08 /08 /Août /2010 11:04

Extrait article paru sur le site « Libération de Paris » :

 

Antoine Cusino

Le 18 août 1944, un groupe de FFI, dirigé par Antoine Cusino, est chargé d'aller réquisitionner de l'essence chez un débitant de la route des Petits Ponts qui relie Villepinte à Mitry Mory. La camionnette s'arrête devant le commerce. Cusino, armé d'un simple revolver, fait le guet tandis que ses camarades entrent. Survient une patrouille allemande. Il est aussitôt interpellé, pour un simple contrôle sans doute, mais les soldats découvrent son arme. Les FFI ont eu le temps de s'échapper mais Antoine est embarqué dans un camion et conduit au château la Bataille où il est fusillé sans autre forme de procès.

Le cadavre sera ramené au domicile de ses parents qui organiseront les obsèques le surlendemain. Un défi pour l'occupant ! En effet Antoine Cusino, employé à la mairie de Trembaly, compte beaucoup d'amis dans la région. Ils viendront très nombreux rendre hommage au jeune homme……

 

Liens :

-         Vers le site http://www.liberation-de-paris.gilles-primout.fr/eplaque2.htm

- Vers  le site plaques commémoratives : http://www.plaques-commemoratives.org/plaques/ile-de-france/plaque.2006-09-29.9160971935/view

 

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : SEINE ET MARNE
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Jeudi 5 août 2010 4 05 /08 /Août /2010 21:20

 

 

ENQUÊTE SUR UN PATRIMOINE

 EN SEINE-ET-MARNE 

 ( en vallée de Seine)

La région Île-de-France et le service études et développement du patrimoine du département de Seine-et-Marne se sont associés pour recenser et valoriser les richesses patrimoniales seine-et-marnaises. Ils travaillent actuellement sur le patrimoine industriel de la vallée de la Seine, dans le cadre d’une convention de partenariat signée le 7 décembre 2007 pour une durée de 5 ans.
 

Comment les aider ?

• Vous possédez des documents, des photographies

anciennes, des plans

• Vous souhaitez témoigner

• Vous connaissez des bâtiments ou des machines

liées à une activité artisanale et industrielle

Contactez-les, ils viendrons vous rencontrer.

 

 

lien vers l'article :

http://www.iledefrance.fr/uploads/tx_base/Industrie_Vallee_de_la_Seine.pdf

Par Mireille LOPEZ - Publié dans : SEINE ET MARNE
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